Une luxueuse rencontre pour les hauts fonctionnaires de l'ASFC

Le syndicat « dégoûté » s'invite à l'hôtel

Des membres du Syndicat des douanes et de... (Archives, LeDroit)

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Des membres du Syndicat des douanes et de l'immigration cachaient mal leur indignation hier d'apprendre que les hauts gestionnaires de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) avaient organisé une rencontre de trois jours dans un hôtel luxueux de Montréal alors que des employés de l'organisme sont sur le point de perdre leur emploi.

Archives, LeDroit

Joël-Denis Bellavance
La Presse

Des membres du Syndicat des douanes et de l'immigration cachaient mal leur indignation hier d'apprendre que les hauts gestionnaires de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) avaient organisé une rencontre de trois jours dans un hôtel luxueux de Montréal alors que des employés de l'organisme sont sur le point de perdre leur emploi.

 

 

 

 

La colère était telle qu'une quarantaine d'entre eux, dont le président national du syndicat, Jean-Pierre Fortin, sont montés à bord d'un autobus à Ottawa pour se rendre à Montréal afin d'exprimer leur « dégoût » de vive voix aux quelque 250 hauts fonctionnaires réunis au Marriott Château Champlain, dont le président de l'ASFC, Luc Portelance.

Dans son dernier budget déposé le 29 mars, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a imposé des compressions de 5,2 milliards de dollars aux dépenses de fonctionnement du gouvernement et a annoncé la suppression de 19 200 postes au sein de la fonction publique au cours des trois prochaines années. Le gouvernement Harper avait alors promis de faire les choses autrement, notamment en demandant aux ministères d'organiser des vidéoconférences au lieu de tenir des rencontres de trois jours dans des hôtels.

Le syndicat s'attend à ce que les mesures d'austérité entraînent l'abolition de plus de 1350 postes à l'ASFC.

« Ils sont venus d'un peu partout au pays pour se payer un bon séjour de trois jours dans des hôtels luxueux de Montréal alors que nos membres perdent leur emploi. Nous sommes allés leur dire à quel point nous sommes déçus de voir qu'ils dépensent ainsi l'argent des contribuables », a tonné hier Jean-Pierre Fortin au cours d'un entretien téléphonique.

« Ils sont restés bouche bée à notre arrivée. Disons qu'ils ont été très surpris de nous voir arriver. Nous avons réussi à entrer dans la salle et on aurait pu entendre une mouche voler », a-t-il ajouté.

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