Compressions et abolitions de postes au fédéral

Le déluge de lettres a commencé

L'Alliance de la fonction publique du Canada a... (ETIENNE RANGER, LeDroit)

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L'Alliance de la fonction publique du Canada a confirmé que 1119 employés ont reçu une lettre hier, les avisant qu'ils étaient visés par les abolitions. L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada a rapporté, quant à elle, que 400 de ses membres ont reçu des lettres de réaménagement des effectifs. Selon l'AFPC, le nombre d'abolitions de postes liés aux réductions budgétaires friserait donc 34000 postes.

ETIENNE RANGER, LeDroit

Paul Gaboury
Le Droit

Le déluge de lettres d'abolition de postes a commencé à déferler, hier, dans les bureaux de ministères et organismes fédéraux à travers le pays, alors que des milliers de fonctionnaires ont appris que leur emploi pourrait être aboli dans la foulée des compressions annuelles de 5,2 milliards$ du gouvernement Harper.

 

 

 

 

Le groupe le plus important visé par les compressions est celui des employés civils de la Défense nationale, ministère qui verra son budget annuel amputé de 1,1 milliard$ d'ici 2014-2015. L'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a confirmé que 1119 employés ont reçu une lettre, hier, les avisant qu'ils étaient visés par les abolitions.

De son côté, Radio-Canada-CBC a annoncé la suppression de 650 postes pour respecter les réductions de crédits de 115 millions$ sur 3 ans. Dès cette année, la société prévoit supprimer 473 emplois, dont 153 emplois au réseau français.

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) a rapporté, elle, que 400 de ses membres ont reçu des lettres de réaménagement des effectifs. Ces fonctionnaires sont employés à la Défense nationale, à la Commission de la fonction publique, à l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, à l'Agence fédérale du développement économique pour le sud de l'Ontario, à Diversification de l'économie de l'Ouest, ou encore à l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. Les syndicats disent s'attendre à une nouvelle vague de lettres au retour du congé de Pâques.

«Il est trop tôt pour évaluer toutes les conséquences que ces compressions auront sur les services offerts aux Canadiens, mais nous constatons déjà que les régions et les collectivités aux prises avec des difficultés économiques n'ont pas été épargnées», a noté le président de l'IPFPC, Gary Corbett.

Embargo sur l'information

Les dirigeants syndicaux ont confirmé avoir reçu des avis de réaménagement de postes pour divers groupes, depuis vendredi dernier, mais personne ne pouvait divulguer l'information en raison de l'embargo qui leur a été imposé par le gouvernement.

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