Supplément du revenu garanti

Les retraités millionnaires sont admissibles

Le gouvernement fédéral pourrait réduire les dépenses de son régime de ... (Photothèque La Presse)

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Paul Gaboury
Le Droit

Le gouvernement fédéral pourrait réduire les dépenses de son régime de Sécurité de la vieillesse (SV) de 4,2 milliards $ en 2050, en mettant fin à sa politique permettant aux retraités bien nantis d'avoir accès aux prestations du Supplément du revenu garanti (SRG), un programme pourtant mis en place pour aider les plus démunis de la société.

Lors du Sommet de Davos, le bureau du premier ministre Stephen Harper a indiqué pour la première fois son intention de réduire la croissance des coûts liés au système de retraite des Canadiens, sans donner plus de détails. Son entourage a toutefois soulevé la possibilité d'augmenter l'âge d'admissibilité à la Sécurité de la vieillesse de 65 à 67 ans.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement Harper propose d'augmenter de 5000 $ à 10 000 $ les sommes annuelles que les Canadiens pourraient verser dans un compte CELI à l'abri de l'impôt. Ce programme n'empêche pas d'avoir accès au SRG, puisque les règles tiennent compte du seuil de revenus et non des avoirs accumulés notamment dans un CELI.

En avril 2011, Jon Kesselman, le coauteur de l'étude qui avait mené à la création des CELI en 2009 et professeur à l'Université Simon Fraser de la Colombie-Britannique, s'était non seulement opposé à l'idée de doubler à 10 000 $ le maximum annuel à verser au CELI, mais avait proposé de corriger l'admissibilité des mieux nantis au Supplément de revenu garanti, un des programmes supplémentaires de la Sécurité de la vieillesse.

Plus de détails dans LeDroit du 1er février ou sur ledroitsurmonordi.ca

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