Étude du CCPA sur les compressions au fédéral

Jusqu'à 22 000 emplois sont compromis dans la région

Selon une nouvelle étude du Centre canadien des... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Selon une nouvelle étude du Centre canadien des politiques alternatives, la région risque de faire les frais des compressions au fédéral.

Étienne Ranger, LeDroit

Paul Gaboury
Le Droit

La région de la capitale nationale pourrait perdre jusqu'à 22 000 emplois lors des prochaines vagues de compressions dans la fonction publique fédérale, ce qui aurait un impact significatif sur le taux de chômage dans la région, selon une nouvelle étude du Centre canadien des politiques alternatives (CCPA).

L'étude, intitulée L'épée de Damoclès : Comment les compressions au gouvernement fédéral réduiront les services et feront augmenter le taux de chômage, dont LeDroit a pris connaissance, doit être rendue publique aujourd'hui.

D'entrée de jeu, l'économiste principal du CCPA, David Macdonald, estime que les compressions au niveau fédéral annoncées dans les budgets 2010 et 2011 ont entraîné des pertes variant entre 53 800 et 62 000 emplois au pays.

En analysant les prochaines compressions à venir, l'économiste soutient qu'entre 60 100 et 68 300 emplois supplémentaires seront perdus à travers le pays, dont 22 000 emplois dans la région de la capitale nationale seulement.

Parmi trois scénarios possibles étudiés, l'auteur du rapport estime que le plus probable sera une combinaison de pertes d'emplois dans la fonction publique fédérale avec 25 500 postes coupés (réduction d'environ 7 %) et 28 600 autres dans les organismes sans but lucratif, les sociétés d'État et dans le secteur privé. Dans ce scénario « le plus probable », il y aurait aussi des compressions de 2,2 milliards $ dans les transferts et programmes. Les autres dépenses d'exploitation et de services professionnels seraient également affectées, mais dans une moindre mesure.

En tête de liste, Travaux publics et Services gouvernementaux subiraient 455 millions $ de compressions et 1600 employés seraient retranchés, suivi de l'Agence du revenu du Canada (445 millions $ et 4476 emplois perdus), RHDCC (391 millions $ et 2337 emplois), Santé Canada (389 millions $ et 1076 emplois), l'Agence canadienne de développement internationale (385 millions $ et 210 emplois), Affaires étrangères (311 millions $ et 1469 emplois), et Défense nationale (306 millions $ et 2932 emplois).

Plus de détails dans LeDroit du 23 janvier ou sur ledroitsurmonordi.ca

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