Karen McCrimmon prête pour le combat

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Karen McCrimmon, sixième candidate officielle de la course à la direction du PLC

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Philippe Orfali
Le Droit

Karen McCrimmon connaît les opérations militaires. Mais le combat dans lequel elle vient de se lancer est tout autre. La victoire est des plus incertaines pour la résidente d'Ottawa, devenue dernièrement la sixième candidate officielle de la course à la direction du Parti libéral du Canada.

Candidate libérale aux élections fédérales de 2011 dans Carleton-Mississippi Mills, MmeMcCrimmon a été battue par le député conservateur sortant, Gordon O'Connor - lui aussi un militaire de carrière - par près de 25000 voix.

Mais cette défaite n'a pas refroidi l'aspirante politicienne.

Elle fut parmi les premières à amasser l'argent et les signatures nécessaires afin de se lancer officiellement dans la présente course à la direction du Parti libéral, ce que plusieurs candidats potentiels n'ont toujours pas réussi à faire. «Je suis une militaire. J'ai des amis d'un océan à l'autre et des idées à partager pour l'avenir du parti et du pays», explique l'Ottavienne, dans un français très correct.

«Je ne suis pas confortable avec la façon actuelle de faire la politique. Je ne l'aime pas. Peut-être que cela convient à d'autres candidats, mais pas à moi, dit-elle. Ottawa manque de collaboration, de civilité, de démocratie. Et la concentration du pouvoir, tant au sein du Parti qu'au sein du gouvernement, doit cesser.»

Aviation royale canadienne

Au-delà de son inexpérience politique, le profil de MmeMcCrimmon détonne de celui de nombre de ses adversaires. Lieutenante-colonelle à la retraite des Forces canadiennes, elle a été la première femme à commander un escadron de l'Aviation royale canadienne. Sa carrière militaire s'échelonne sur plus de trois décennies.

Elle a notamment participé à nombre d'opérations humanitaires et militaires aux quatre coins du globe, dans plusieurs théâtres opérationnels, de la première guerre du Golfe aux Balkans, en passant par l'Afghanistan, selon sa biographie officielle.

«Dans les Forces, il faut décentraliser les pouvoirs, les donner aux différentes personnes à l'oeuvre lors d'une opération. Tout ne se déroule pas du quartier général. Le pouvoir n'est pas concentré», dit l'ex-militaire.

Une fois à la retraite, c'est vers la médiation que s'est orientée MmeMcCrimmon. Un talent pour le compromis qu'elle juge nécessaire au travail de politicien, et qui fait cruellement défaut aux politiciens fédéraux par les temps qui courent, selon elle.

«Comme médiatrice, c'est mon travail de trouver les (points) communs, dit-elle. Et pour faire cela, il faut commencer par écouter. Et le Parti n'écoute pas toujours sa base en ce moment.»

Qui dit collaboration ne dit pas fusion des forces progressistes, précise-t-elle.

«On n'a qu'à regarder la polarisation du système bipartite américain pour comprendre que le multipartisme est nécessaire, et je suis contre une fusion avec le NPD, dit-elle. Je crois qu'il faut parler aux «red tories» (aux conservateurs progressistes), et aux néo-démocrates. Les libéraux ont toujours trouvé un équilibre entre les deux.»

Le combat n'est pas gagné d'avance. Karen McCrimmon le sait. En fin de compte, l'important pour elle est de participer à l'opération en cours. Son objectif: contribuer au renouvellement du parti.

Et quoi qu'il advienne, elle sera candidate aux prochaines élections fédérales, assure-t-elle.

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