La DreSuzanne Filion, directrice du programme de santé mentale et toxicomanie de l'Hôpital général de Hawkesbury, travaille à démocratiser la psychothérapie. Une bonne santé mentale, selon elle, est le point d'ancrage d'une vie équilibrée.
Un corps sain dans un esprit sain, pourrait bien dire l'adage.
«Il n'y a pas de santé possible sans une bonne santé mentale. Pour chaque dollar dépensé en santé mentale, c'est 7$ de moins qu'on doit injecter dans le système de santé général. Ces chiffres, je ne les invente pas», lance-t-elle.
C'est avec cette approche que la DreSuzanne Filion et son équipe de professionnels de la santé ont mené, en 2010, le programme «Gestion personnelle de ma santé» (GPS) pour contrôler le diabète, à l'échelle des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), dans l'Est ontarien.
Le traitement offert dans les deux langues consiste à combiner psychothérapie et médecine afin d'aider les personnes souffrant de diabète à mieux gérer et accepter la maladie.
«La combinaison de la psychothérapie et de la médecine (et autres disciplines) pour aider les patients à contrôler leur diabète, c'est comme la rencontre du chocolat et du beurre d'arachide dans la barre Reese: c'est la recette gagnante. Certaines personnes souffrant de diabète contrôlent très mal leur maladie et négligent leur traitement, car ils cachent des problèmes de santé mentale et de toxicomanie. Comme d'autres patients ont développé des problèmes de santé mentale à cause de leur diabète. C'est là que nous entrons en jeu», explique Suzanne Filion.
Plus de détails dans LeDroit du 3 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca