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C'est à un jeune âge qu'Alex Munter découvre... (Étienne Ranger, LeDroit)

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C'est à un jeune âge qu'Alex Munter découvre l'importance du devoir civique. À 14 ans, il fonde un mensuel, le Kanata Kourrier. Puis en 1991, à 23 ans, il est élu pour la première fois au conseil de Kanata.

Étienne Ranger, LeDroit

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Ancien conseiller municipal devenu administrateur dans le milieu de la santé, Alex Munter contribue depuis plus de vingt ans à l'avancement de la communauté ottavienne. Son engagement soutenu pour le bilinguisme lui a valu, la semaine dernière, le Prix de la francophonie de l'Ontario dans la catégorie «Francophile». Aujourd'hui, LeDroit et Radio-Canada lui décernent le titre de Personnalité de la semaine.

Difficile de croire qu'Alex Munter, qui dirige aujourd'hui le plus important hôpital pédiatrique bilingue du pays, ne parlait pas un mot de français ou d'anglais en arrivant sur les bancs d'écoles au début des années 1970.

C'est pourtant le cas, assure l'homme de 44 ans né à Montréal de parents germanophones et ayant passé une partie de sa jeunesse en Allemagne.

«À mon arrivée à Nepean, à l'âge de six ans, c'était un peu comme si j'étais un nouvel arrivant. Je ne comprenais rien en classe à l'école de langue anglaise. Au point où mes parents (craignaient) que j'échoue s'ils ne prenaient pas de mesures (correctives)», explique M. Munter, dans son bureau du Centre hospitalier pour enfants de l'Est de l'Ontario (CHEEO), où il occupe depuis un an les fonctions de président-directeur général.

Six ans après son retour au pays, devenu à l'aise en anglais, l'élève de septième année s'inscrivait en immersion française. Une révélation.

«La langue, c'est beaucoup plus qu'un outil de communication, dit-il. En huitième année, j'ai appris l'histoire du Règlement 17. Je trouvais ça formidable que moi, fils d'immigrants allemands, dans une école anglaise, j'étais en train d'apprendre, en français, l'histoire d'une communauté à qui on avait interdit l'enseignement dans sa langue.»

C'est également à un jeune âge qu'Alex Munter découvre l'importance du devoir civique. À 14 ans, il fonde un mensuel, le Kanata Kourrier, qui deviendrait rapidement l'un des journaux de quartiers les plus lus de cette banlieue en croissance.

Puis en 1991, à 23 ans, il est élu pour la première fois au conseil municipal de Kanata. Les services communautaires, sociaux et de santé deviennent sa priorité. Il sera par la suite élu comme conseiller municipal de la nouvelle ville fusionnée, avant de quitter la politique en 2003. En 2006, il se classe deuxième dans la course à la mairie d'Ottawa, derrière Larry O'Brien.

Quelque temps plus tard, il prend la direction du Bureau des services à la jeunesse d'Ottawa - l'un des plus grands fournisseurs de soins en santé mentale pour les enfants et les adolescents en Ontario - avant d'accéder à des fonctions semblables au Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS).

Plus de détails dans LeDroit du 1er octobre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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