La reine du bal western de Wendover

Le maire de Wendover, Jean-Yves Lalonde, en compagnie... (Samuel Blais-Gauthier, LeDroit)

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Le maire de Wendover, Jean-Yves Lalonde, en compagnie de Joanne Delorme.

Samuel Blais-Gauthier, LeDroit

 

Samuel Blais-Gauthier
Le Droit

St-Tite a le sien et en a fait sa renommée. La communauté de Wendover dans l'Est ontarien, a elle aussi, de quoi se bomber de torse. C'est la tradition, presque une religion à Wendover. Depuis bientôt trente ans, le village franco-ontarien de moins de 900 âmes se transforme en juillet en grand-messe western qui attire et réuni au cours d'une semaine près de 10000 férus de country.

La Franco-ontarienne Joanne Delorme a pris la baguette de chef d'orchestre du festival western de Wendover longtemps «l'oeuvre d'un seul homme» lors du décès, en 2005, d'Albert Chartrand, un pilier de la communauté locale.

«Mon coeur est attaché à Wendover», dit-elle. C'est pour cela qu'elle a accepté de prendre la relève.

«Pour réunir les gens du village et attiser ce sentiment de fierté et d'appartenance aussi je crois», ajoute-t-elle après un court moment de réflexion.

Reprendre le flambeau d'un festival de cette ampleur, malgré la lourdeur de l'organisation, n'a pas été une corvée, dit Mme Delorme.

«Je suis une amoureuse de la musique country française, et ce depuis toujours», confie-t-elle. Joanne Delorme dirige d'ailleurs le Regroupement des festivals country western folklorique-Québec-Ontario-Nouveau-Brunswinck.

Femme engagée

Chaque communauté tissée serrée a son leader, cette personne qui a le don de rassembler. À Wendover, village au coeur du Canton d'Alfred-Plantagenet, Joanne Delorme est l'élue «malgré elle». Certains collectionnent, d'autres se mettent au golf. Joanne Delorme s'implique socialement.

«Mon passe-temps, c'est le bénévolat. Je suis comme ça. J'aime quand ça bouge. Ça fait bientôt 20 ans que je suis comme cela. Je suis la 7e d'une famille de 15 enfants qui ont été élevés sur une terre. C'est peut-être de là que vient mon attrait pour l'entraide», dit-elle.

Membre et ex-présidente du Club Optimiste local, impliquée ici et là, Joanne Delorme ne rate pas une occasion de mettre l'épaule à la roue «pour faire rayonner Wendover et pour mettre le village sur la map», malgré son travail à temps complet.

«J'aime me faire reconnaître pour mon bénévolat. J'aime quand on m'arrête en me disant: 'hey, c'est la madame du festival country!' C'est gratifiant», lance-t-elle.

Le nom Delorme est bien connu à Wendover. Le centre communautaire du village a d'ailleurs été baptisé le Centre Lucien Delorme, en l'honneur de l'homme qui s'est battu pour que la communauté obtienne sa salle de réunion.

«Lucien Delorme est mon grand-oncle. Il faut croire que c'est de famille», dit-elle, le sourire aux lèvres.

Jeunesse et francophonie

Pour la 28e édition du Festival western de Wendover, qui se tiendra du 17 au 22 juillet prochain, la présidente et organisatrice de l'événement entend présenter une programmation «où le français aura sa place et qui saura plaire aux jeunes».

«Malgré la popularité du country américain, c'était important pour moi d'accorder de l'importance aux artistes francophones, puisque je veux que le festival incarne l'identité de Wendover», dit-elle.

Des 35 artistes invités, la majorité pousseront leurs tubes francophones. Plusieurs artistes locaux fouleront également les planches, pour attirer une clientèle plus jeune.

«Je veux que les jeunes tapent du pied», dit Mme Delorme.

Parmi les gros noms de la programmation, on compte Julie Daraiche, Coco Country, les cousins Branchaud et Ronald Beauchamps, en plus des artistes de la relève comme Gabrielle Goulet et Damien Maisonneuve.

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