Le défenseur originaire d'Ottawa revient comblé de Vancouver

Mission accomplie pour Dan Boyle

Dan Boyle, en compagnie de Sidney Crosby. Le... (La Presse Canadienne)

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Dan Boyle, en compagnie de Sidney Crosby. Le défenseur des Sharks reconnaît qu'il a remporté une victoire personnelle, en jouant un rôle important à Vancouver dans la victoire du Canada. Il avait été laissé dans les gradins à sa première expérience olympique, en 2006 à Turin.

La Presse Canadienne

Malgré la pression, et un début de tournoi olympique ardu, Dan Boyle, des Sharks de San Jose, a su trouver son rythme, pour aider le Canada à remporter l'or en hockey masculin à Vancouver le mois dernier. Le défenseur franco-ontarien ajoute ainsi un titre de champion olympique à son palmarès, et se mérite du même coup le titre de Personnalité de la semaine LeDroit/Radio-Canada.

Comme tous ses coéquipiers de l'équipe canadienne de hockey, Dan Boyle savait parfaitement dans quoi il s'embarquait lorsqu'il est débarqué à Vancouver à la mi-février.

 

Il était au courant des attentes. De Charlottetown à Victoria, on tenait à célébrer la conquête d'une médaille d'or, au terme de la toute dernière épreuve des XXIes Jeux olympiques d'hiver.

N'importe quel autre résultat, dans le sport national du pays hôte, aurait été très mal reçu.

Boyle n'a donc pas été trop surpris quand on lui a dit que 16 millions de ses compatriotes étaient rivés devant un écran de télévision, lors du match ultime où son équipe a eu raison des Américains.

Les enjeux importants, dit-il, ne l'ont jamais étouffé.

«Nous avons ressenti la pression tout au long du tournoi. Ça n'a pas changé avant la finale, même si on se doutait bien que tout le monde au pays regarderait le match à la télé. Au fond, quand tu sautes sur la glace, tu te fiches bien que le match soit regardé par 20000 ou par 20 millions de spectateurs. Quand tu joues au hockey, tu veux d'abord gagner pour ton équipe», confiait l'athlète franco-ontarien, lors d'un entretien téléphonique, cette semaine.

Une semaine après avoir triomphé sur la scène internationale, les efforts de Boyle sont reconnus chez lui. Il mérite le titre de personnalité de la semaine LeDroit/Radio-Canada.

De retour au travail

L'athlète de 33 ans est de retour à San Jose, en Californie, et il se dit complètement absorbé par son travail.

Son club professionnel de la Ligue nationale, les Sharks, a encore 17 matches à disputer en saison régulière.

«Cette médaille d'or, eh bien... j'imagine que c'est un autre accomplissement que je vais apprécier davantage dans le futur», dit-il.

Boyle a quand même remporté une importante victoire personnelle, à Vancouver.

En 2006, à Turin, on l'avait invité à faire partie de l'équipe olympique canadienne... pour finalement le laisser dans les gradins. Il n'avait pas eu la chance de participer à un seul match.

Fier compétiteur, il avait détesté l'expérience.

Au temps des Fêtes, lorsque le nouveau directeur exécutif de l'équipe nationale Steve Yzerman lui a lancé une nouvelle invitation à représenter son pays, il s'est assuré qu'on aurait besoin de lui sur la patinoire.

Boyle a finalement joué. Et, dans l'ensemble, il a plutôt bien joué.

«Je pense que j'ai connu une bonne première partie. J'ai été un peu nerveux lors des matches numéro deux et trois. Lorsque nous avons affronté la Russie, dans la ronde éliminatoire, j'ai recommencé à jouer comme je joue d'habitude. Je suis très fier de la façon dont je me suis comporté, par la suite, durant la demi-finale et durant la finale. J'ai été calme. Je pense que j'ai prouvé que je suis un gars sur qui on peut compter», déclare celui qui partageait un appartement avec ses coéquipiers Ryan Getzlaf, Shea Weber et Sidney Crosby au village des athlètes.

Célébrations

Les hockeyeuses du Canada ont été réprimandées pour avoir célébré leur propre conquête de la médaille d'or contre leurs rivales américaines sur la patinoire du GM Place, en fumant des cigares et en buvant du champagne.

Boyle et ses coéquipiers ont été plus discrets. Alors que les amateurs de hockey aux quatre coins du pays se réunissaient dans les rues pour célébrer leur triomphe, les joueurs d'Équipe Canada fêtaient sobrement dans leur vestiaire. Les invités et les journalistes n'étaient pas admis.

On a fait une seule exception, pour permettre au premier ministre Stephen Harper de féliciter en personne les médaillés.

Avant de quitter Vancouver, l'ancien étudiant de l'école secondaire publique De La Salle a quand même pu fêter un peu avec ses parents, avec son épouse et avec son frère.

«Un beau moment, dit-il. Tout le monde pleurait. Au fond, cette victoire était peut-être plus importante pour ma famille que pour moi...»

 

Sstlaurent@ledroit.com

 

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