Pour les générations à venir

Laboratoires de Chalk River... (Archives, Le Soleil)

Agrandir

Laboratoires de Chalk River

Archives, Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Monsieur Jim Watson,
Nous avons appris il y a quelques mois l'existence du projet du consortium LNC concernant la construction d'un dépotoir nucléaire près de Chalk River en Ontario.

Nous avons alors pris connaissance de la documentation produite et réunie sur le sujet par les groupes citoyens ontariens (dont le Concerned Citizens of Renfrew County and Area) et québécois (dont le Ralliement contre la pollution radioactive). Nous avons aussi assisté en juillet dernier à Sheenboro, à une présentation du projet par le promoteur lui-même, LNC. Nous en concluons que ce projet constitue une menace réelle et irréversible à l'environnement de tout le bassin de la rivière des Outaouais et une menace terrifiante à la santé des millions d'habitants vivant sur les deux rives de la rivière dans des villes comme Ottawa et Gatineau, mais aussi, Montréal et Laval ! Nous avons aussi pris connaissance du commentaire de la Ville d'Ottawa sur le projet et nous en sommes profondément troublés. Estomaqués devrions-nous dire. L'analyse faite par vos services est non seulement bâclée et incomplète, mais occulte la menace réelle représentée par ce projet qui, ne l'oublions pas, devra protéger les populations pour des milliers d'années. Nous sommes particulièrement choqués d'apprendre que l'analyse pose la question à savoir quelles seront les mesures prises par LNC advenant un déversement. Il nous semble évident qu'il faille absolument ne jamais arriver à une telle situation et qu'en conséquence, l'accent doit être mis sur l'aspect sécuritaire du dispositif qui devrait être scellé dans une structure de roc ou similaire, tout en répondant aux normes les plus sécuritaires suggérées par la communauté scientifique internationale.

Nous endossons pleinement les critiques que le chercheur Ole Hendrickson a transmises à votre équipe, de même que celles de la physicienne Ginette Charbonneau. En particulier, le fait que le site soit si proche des eaux de la grande rivière des Outaouais est tout à fait inacceptable. N'oublions pas les aléas de plus en plus fréquents et violents du climat : tous les types d'inondations ne sont pas prévisibles. Et tentez d'imaginer ce qui pourrait se passer si les barrages en amont cédaient sous la pression de l'eau ? De récentes études suggèrent d'ailleurs que plusieurs barrages sont vieux et encore remplis à pleine capacité.... Comme le disait un Anishinabe présent à Sheenboro le mois dernier, on ne sait pas ce qu'on ne sait pas. Des eaux furieuses pourraient rapidement dévier de leur lit et détruire le dépotoir de toile géotextile du dispositif proposé par LNC, et avoir les conséquences irréversibles que vous imaginez. Monsieur le maire Watson, nous vous saurions gré de bien vouloir réviser la position de la Ville d'Ottawa sur cette question dans les meilleurs délais. Convenons que dans ce dossier, le temps presse. Au nom de nous tous et toutes, et pour les générations futures, nous vous en remercions à l'avance. 

Christine Mageau et Bernard Taylor,

membres de Stop Oléoduc Outaouais




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer