Laura Gamble, infirmière et héroïne du 150e

Les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération sont... (123rf)

Agrandir

123rf

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération sont l'occasion de rendre hommage aux femmes, en particulier à celles de la circonscription de Pontiac, que j'ai l'honneur de représenter à la Chambre des communes. Parmi ces femmes qui ont marqué l'histoire de notre pays, il me fait plaisir, à l'aube de cette Journée internationale de l'infirmière, de vous présenter Laura Gamble, une infirmière de guerre originaire de Wakefield.

Mme Gamble mérite toute notre admiration en cette année où nous célébrons à la fois le 150e anniversaire de la Confédération, le centenaire de la Première Guerre mondiale et le centenaire de l'obtention du droit de vote des femmes au Canada.

Cette jeune femme a fait partie des quelque 3000 infirmières qui ont servi dans le Corps médical de l'armée canadienne (CMAC), dont 2504 ont été déployées outre-mer. Surnommées les Bluebirds (merles bleus) à cause de leurs uniformes bleus et leurs voiles blancs, les infirmières militaires du Canada ont sauvé des vies sur le front européen au prix de nombreux sacrifices. Elles devaient chaque jour composer avec la mort. L'administration des soins était compliquée par la proximité des combats et le nombre de combattants blessés et malades. Des infirmières canadiennes ont aussi été tuées durant la Grande Guerre. Deux événements particulièrement tragiques illustrent cette réalité, soit la mort de quatre infirmières le 19 mai 1918, lors du bombardement de l'hôpital général canadien no 1, à Étaples, en France, et la mort de 14 infirmières et plus de 200 autres membres du personnel le 27 juin 1918, lorsque le navire HMHS Llandovery Castle a été torpillé et coulé par le sous-marin allemand U-86.

Laura Gamble est née en 1887 à Wakefield. Le 4 mai 1915, à Toronto, Laura se joint à l'Hôpital général canadien no4, mis en place par l'Université de Toronto. Le 15 mai, Laura est envoyée en Angleterre, puis en France, pour travailler comme infirmière à l'Hôpital général canadien no5. Par la suite, elle est envoyée en Méditerranée, à bord d'un navire-hôpital. Le 28 octobre 1915, le navire accoste à Lemnos, une île grecque du nord-est de la mer Égée.

Ce soir-là, Laura écrit dans son journal que son équipe a reçu l'ordre de se diriger immédiatement vers la péninsule de Gallipoli afin d'y recueillir de nombreux blessés. Laura écrit par la suite que plusieurs personnes sont décédées des suites de leurs blessures à bord du navire. Le 17 novembre 1915, Laura apprend que le navire doit se rendre jusqu'à Thessalonique pour rejoindre l'Hôpital général canadien no4. Le Canada y détache cinq unités médicales, qui travaillent dans des conditions hostiles et éprouvantes. À l'hôpital, Laura doit s'occuper de 1300 patients atteints d'entérite, de dysenterie et de malaria. Son travail lui a valu une médaille qu'elle a reçue au cours d'une cérémonie spéciale au Palais de Buckingham, en Angleterre.

Le travail des infirmières de guerre, comme celui de Laura Gamble, n'est pas étranger à la décision du gouvernement canadien d'accorder en 1917 le droit de vote aux femmes qui ont un lien de parenté avec une personne servant, ou ayant servi, dans les forces militaires. Ce droit sera étendu le 24 mai 1918 à toutes les femmes âgées de 21 ans et plus.

L'auteur, William Amos, est député de la circonscription fédérale de Pontiac.

(On peut consulter le journal de guerre de Laura Gamble sur le site de Bibliothèque et Archives Canada à l'adresse ici.)




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer