«Calvaire» ou «continuité» missionnaire?

Les Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus ne vivent... (Archives, Le Droit)

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Les Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus ne vivent pas un «calvaire», explique l'auteure.

Archives, Le Droit

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C'est dans un désir de faire connaître la vérité que nous venons donner suite au témoignage de la correspondante Lise Perreault « Le Calvaire des Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus » (Le Droit, 23 février). Malheureusement, cet écrit pourrait faire du tort aux Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus, à la compagnie Domicile et au Manoir Caledonia de Saint-lsidore.

Tout d'abord, quelques corrections s'imposent. À la vente du Couvent, la Congrégation n'a même pas touché le quart du montant de 32 millions $ auquel l'article fait allusion. De plus, la compagnie Domicile, qui a acheté notre propriété, a toujours fait preuve d'honnêteté, de bienveillance et de serviabilité avec nous, laissant à notre discrétion la date de notre départ. C'est plutôt le service des incendies qui a demandé des mises aux normes, surtout dans le secteur des soeurs malades. Ces exigences dépassaient grandement nos capacités financières.

Heureusement, nous avons trouvé un lieu accueillant, capable d'offrir des services professionnels au Manoir Caledonia. Notre infirmerie au complet a donc pu déménager en ce lieu qui est vite devenu un chez-soi confortable et chaleureux. Nos sceurs qui y résident sont heureuses et épanouies et bénéficient de services de qualité. À seulement 45 minutes d'Ottawa, elles reçoivent de fréquentes visites des soeurs des alentours sans compter la présence permanente d'une communauté aidante de trois soeurs qui demeurent à 10 minutes de marche du Manoir à Saint-lsidore même. Leur mission consiste à voir aux besoins spirituels et matériels de nos soeurs malades. C'est au quotidien qu'elles assurent une présence à chacune.

Non, les Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus ne vivent pas un « calvaire » mais plutôt une belle aventure missionnaire. Nous avons choisi de finir nos jours avec les gens que nous avons côtoyés, aimés et qui nous ont fait grandir sur nos différentes terres de mission. C'est avec eux que nous voulons continuer à vivre notre charisme de tendresse et de compassion jusqu'au bout de nos jours.

Tous nos remerciements aux personnes qui nous ont manifesté leur soutien tant par la prière et leur amitié que par leur confiance et reconnaissance. Malgré tout, cet article aura déclenché une formidable vague de sympathie et d'appréciation. Nous demeurons dans l'action de grâce pour la grande solidarité que nous continuons à expérimenter même à l'hiver de nos vies.

L'auteure, Liette Primeau, est Supérieure provinciale des Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus.




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