L'importance des langues officielles

Le drapeau franco-ontarien... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Le drapeau franco-ontarien

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Grâce aux efforts et à la ténacité de francophones engagés, tels que Mauril Bélanger et Jean-Robert Gauthier avant lui, la circonscription d'Ottawa-Vanier est aujourd'hui fermement associée avec la promotion de la dualité linguistique et à la protection de la langue française, et ce, tant à l'échelle du pays qu'au niveau régional. J'ai eu l'honneur de travailler avec les deux lorsque je siégeais à la Chambre des communes à titre de député pour une circonscription de la Nouvelle-Écosse.

La dualité linguistique, telle qu'incarnée dans la Loi sur les langues officielles (LLO), est fondée sur le principes de l'égalité du français et de l'anglais au sein de l'appareil fédéral et pour les services qu'ils offerts aux Canadiens. Elle vise le maintien et l'épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et la promotion de l'égalité des deux langues en tant que valeurs et éléments fondamentaux de l'identité canadienne.

Je crois essentiellement qu'il faut faire quatre choses :

D'abord, il faut s'assurer que les institutions gouvernementales fédérales continuent à fournir des services en français conformément aux exigences de la LLO et aient les ressources pour ce faire. Cela comprend les services dans les domaines juridique, de la santé et de l'éducation - couverts par la Feuille de route pour les langues officielles du Canada.

Deuxièmement, il faut que le fédéral continue d'appuyer les communautés minoritaires et les organismes qui travaillent à favoriser l'utilisation du français. Je pense ici à l'ACFO Ottawa, la FESFO et le RDÉE, à titre d'exemples.

Troisièmement, il faut augmenter le pourcentage d'immigrants francophones. À l'heure actuelle, juste pour l'Ontario, ce pourcentage est nettement inférieur aux 5 % ciblés en 2012. Nous devons trouver une façon de faire mieux.

Quatrièmement, nous devons encourager et investir dans l'apprentissage de la langue française (et de la langue anglaise) comme langue seconde. À ce sujet, Mauril Bélanger a fait insérer dans le programme libéral la brillante idée voulant que le fédéral puisse, en tant que projet dans le contexte du 150e anniversaire en 2017, offrir gratuitement aux Canadiens de la formation en ligne pour l'apprentissage de l'autre langue officielle. Cette initiative relève des responsabilités de la ministre du Patrimoine canadien. Elle est d'ailleurs écrite dans sa lettre de mandat. 

De plus, l'ex-sénatrice franco-manitobaine Maria Chaput a introduit au Sénat le projet de loi S-209, qui revoit certains aspects de la LLO afin que celle-ci puisse répondre plus adéquatement à la réalité canadienne de nos jours. Ce projet de loi vise entre autres à mieux encadrer les devoirs du gouvernement dans les domaines de la communication dans les deux langues et de la prestation des services, face à l'évolution de la communauté francophone. Il s'agit d'une excellente initiative.

Le projet S-209 fait présentement son chemin au Sénat mais son succès est loin d'être assuré. 

La dualité linguistique n'est pas seulement une caractéristique du Canada. Elle est une richesse pour tous, peu importe nos origines. Tout comme un muscle, pour le garder fort, il faut en faire usage. La langue anglaise n'est pas en danger. Toutefois, la langue française pourrait le devenir si l'on n'y veille pas continuellement et correctement. Le ou la futur(e) député(e) fédéral(e) d'Ottawa-Vanier doit continuer à jouer un rôle important dans la préservation du français, au pays comme dans la région.

Francis LeBlanc, ex-député et ex-candidat à l'investiture libérale d'Ottawa-Vanier




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