Les exclus du Conseil de planification

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Le RÉFO et la FESFO unissent leur voix pour dénoncer l'absence de la jeunesse du Conseil de planification de l'université franco-ontarienne.

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Il arrive un moment où l'on ne peut plus passer sous silence notre indignation, alors que toutes les voies diplomatiques ont été épuisées. Nous en sommes arrivés à cette conclusion, lorsqu'aucun représentant de la jeunesse franco-ontarienne n'a été nommé pour siéger au Conseil de planification pour une université de langue française.

Le gouvernement refuse aussi toute possibilité d'élargir le mandat de ce conseil afin qu'il puisse étudier un projet d'envergure provinciale desservant toutes les régions de l'Ontario. Par ce refus, on prive ce projet de l'oxygène nécessaire à sa réussite.

En ne nommant aucun jeune au Conseil, le gouvernement exclut aussi du processus le segment de la population qui s'est le plus mobilisé pour la réussite de ce projet. Il ignore l'expertise de cette jeunesse ambitieuse et visionnaire qui a un savoir essentiel à partager afin que cette institution soit fréquentée par la prochaine génération. Cette exclusion est non seulement blessante, mais méprisante envers les 47 000 jeunes et étudiants représentés par nos organismes. 

Un projet dilué

À force d'ignorer nos recommandations et de demander notre patience, ce gouvernement a dilué le grand projet d'université de langue française provinciale qui a été imaginé par des représentants de tous les secteurs et toutes les régions de notre communauté lors des États généraux sur le post-secondaire en Ontario français.

Cette large consultation a sonné l'alarme quant à la minorisation de la population francophone dans les universités bilingues, la nécessité d'augmenter l'offre de programmes en français en Ontario et particulièrement dans le Centre-Sud-Ouest, la fragilisation de certains programmes en français existants et le manque de gouvernance par et pour les francophones au sein des universités bilingues. 

Afin de sortir de cette crise, les États généraux proposaient de créer un conseil des gouverneurs composé d'experts qui connaissent le régime universitaire franco-ontarien actuel et qui pourraient dénouer l'impasse en proposant un nouveau modèle adapté aux réalités de la francophonie ontarienne du Sud, du Nord et de l'Est de la province. Or, le mandat accordé au Conseil de planification ne va pas en ce sens et évacue la possibilité d'atteindre une véritable gouvernance universitaire par et pour les francophones sur l'ensemble du territoire ontarien.

Encore possible

Nous sommes donc dans l'impossibilité d'attribuer notre accord à une telle démarche qui écarte autant de gens, autant de régions, autant de possibilités. Nous ne remettons aucunement en cause la qualité des individus nommés au Conseil de planification, ni le besoin criant pour un campus dans le Centre-Sud-Ouest, mais nous exigeons que le gouvernement apporte les rectifications suivantes à ce processus s'il souhaite bénéficier de l'appui de la jeunesse :

  • que la jeunesse et toutes les régions de la province soient représentées au Conseil de planification ;
  • que le mandat du Conseil de planification soit élargi afin d'étudier la mise sur pied une université provinciale, qui accordera aux Franco-Ontariens la pleine gestion de leur système universitaire.
L'avenir de notre génération et la vitalité de l'Ontario français en dépendent.

Les signataires

Geneviève Borris, Vankleek Hill

Myriam Vigneault, Barrie

Josée Joliat, Timmins

Conseil exécutif, Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO)

Alexa Leduc, Sturgeon Falls

Pablo Mhanna-Sandoval, Ottawa

Hannah S. Beaulieu, Richmond Hill

Conseil exécutif, Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO)

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