Le bois d'oeuvre, vital pour le Pontiac

L'industrie du bois d'oeuvre est vitale pour le Pontiac et le Canada. Elle a... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'industrie du bois d'oeuvre est vitale pour le Pontiac et le Canada. Elle a permis d'employer des milliers de personnes depuis plus d'un siècle. L'ensemble de l'industrie forestière a contribué à l'emploi direct d'environ 232 700 travailleurs, et des milliers d'autres sont employés dans des secteurs qui dépendent de la forêt canadienne : génie, transports et construction.

Ce dossier est l'une des priorités du gouvernement et de la ministre du Commerce international depuis notre arrivée au pouvoir il y a un an.

Le gouvernement conservateur antérieur a laissé expirer l'Accord sur le bois d'oeuvre et a omis d'amorcer les négociations.

Le 10 mars 2016, dans le cadre d'une visite officielle à Washington, le premier ministre et le président des États-Unis ont déclaré publiquement qu'ils souhaitent un accord à long terme sur le bois d'oeuvre.

Par la suite, pendant le Sommet des leaders nord-américains, qui a eu lieu à Ottawa le 29 juin 2016, le premier ministre et le président ont fait une déclaration commune affirmant leur engagement de poursuivre les négociations en vue de parvenir à une solution durable dans le dossier du bois d'oeuvre résineux.

La déclaration commune des deux leaders publiée le 29 juin établit le cadre et les principaux éléments d'un futur accord sur le bois d'oeuvre. Elle tient compte des réalités du secteur, y compris des différences régionales résultant de la diversité de l'industrie d'un océan à l'autre.

Les représentants d'Affaires mondiales Canada et ceux du Bureau du représentant commercial des États-Unis ont tenu des séances de négociation et des discussions régulières. La ministre du Commerce international soulève régulièrement cette question auprès de ses homologues aux États-Unis et, de concert avec son secrétaire parlementaire, continue de tenir de vastes consultations auprès des parties intéressées au pays, y compris les représentants de l'industrie et des gouvernements provinciaux, pour s'assurer que le résultat sera avantageux pour l'ensemble du Canada. Les responsables canadiens et américains ont poursuivi leurs rencontres à Washington ces dernières semaines.

La position de l'industrie américaine n'est pas celle que nous souhaitons. En même temps, le climat protectionniste qui règne aux États-Unis complique toute négociation commerciale, y compris celle-ci. Nous verrons dans les mois qui suivent comment le président élu, Donald Trump, et sa nouvelle administration traiteront cette affaire.

Le Canada est prêt à faire face à toute éventualité, et notre gouvernement défendra énergiquement les intérêts des travailleurs et des producteurs canadiens. Pour ma part, je demeure en contact avec les acteurs clés de l'Outaouais pour m'assurer que leur voix soit entendue au sein de notre gouvernement.

Les producteurs et les travailleurs de l'industrie canadienne du bois d'oeuvre n'ont jamais été jugés fautifs. Les organes internationaux ont toujours donné raison à notre industrie dans le passé, et notre position reste solide. D'ailleurs, l'industrie du bois d'oeuvre québécoise a revu son régime forestier, en s'inspirant en partie des pratiques du marché américain.

La ministre et notre gouvernement continueront de travailler en étroite collaboration avec les producteurs et les travailleurs du secteur, ainsi que les provinces et les territoires afin de parvenir à un règlement favorable dans ce dossier. Nous continuerons de négocier en vue d'obtenir le meilleur accord, et pas n'importe quel accord, pour les producteurs canadiens de bois d'oeuvre.

L'auteur, Will Amos, est député fédéral de la circonscription de Pontiac

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