Le cocktail de pauvreté des aînés

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Mon épouse et moi habitons une résidence pour aînés depuis 2013. Ayant constaté une hausse exagérée du coût des soins et services au 1er janvier 2016, notre curiosité nous a incités a explorer l'évolution des coûts depuis 2013. En voici un résumé:

  • au 1er janvier 2016, tous les taux des soins et services (sauf un) ont augmenté plus que la hausse des régimes de retraite des résidants. Les taux d'une vingtaine de soins et services ont subi une hausse supérieure à 5 %, et huit, plus de 10 %. Si on considère les hausses de ces 20 soins et services, elles s'échelonnent de 19 à 52 % depuis trois ans (sauf une).
  • au 1er avril 2016, la hausse moyenne des loyers, à hauteur de 2,9 %, représente presque deux fois et demi l'augmentation des revenus de retraite des résidants. Cette hausse semble exagérée lorsque comparée aux conclusions des études de la Régie du logement qui recommandait une hausse inférieure à 1 %.
Tous ces prix sont sujet à changement sans préavis. Par exemple, le coût d'envoi d'une télécopie a augmenté de 50 %, sans que les usagers ne soient informés.

Ces hausses annuelles sont donc récurrentes et constantes, auxquelles il faut appliquer évidemment les taxes.

Comment peut-on imposer impunément ces hausses abusives quand le gouvernement fédéral se targue de se préoccuper du bien-être des aînés, que Québec ne cède pas le pas au fédéral avec son Secrétariat aux aînés? Pourtant, les organismes voués à la défense des aînés foisonnent: Protecteur du citoyen, Commissariat aux plaintes, Régie du logement, FADOQ, Association québécoise des retraités de l'éducation (AREQ), Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublics (AQRP), Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), etc.

Rappelons par ailleurs que la plupart des résidants ne peuvent compter que sur des augmentations anémiques de leurs rentes comme  le 1,2 % de la Régie des rentes du Québec, le 1,3 % de la Pension de sécurité de la vieillesse, le 1,3 % du Régime de pension du Canada, le 1,2 % du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP).

Bref, les hausses annuelles et abusives des coûts des soins et des services, ajoutées à une faible augmentation des revenus de retraite équivaut à un cocktail qui appauvrit les aînés.

Jacques Cardinal, Gatineau

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