Faculté de médecine: l'UQO répond

À Jean-Paul Perreault (Impératif français), Maxime Laporte (Société... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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À Jean-Paul Perreault (Impératif français), Maxime Laporte (Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal) et Éric Bouchard (Mouvement Québec français).

Vous m'interpellez sur la question voulant que la future faculté satellite de médecine de l'Université McGill à Gatineau doit être « octroyée à une université de langue française et non à McGill ». Cette question doit être adressée au ministère de la Santé et des Services sociaux et au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais. 

L'Université du Québec en Outaouais (UQO) n'est pas impliquée dans le projet de l'Université McGiII. Nous ne pourrions pas non plus, même si nous le souhaitions, offrir la formation en médecine puisque seules les quatre facultés du Québec déjà existantes sont autorisées par le gouvernement. Toutefois, I'UQO travaille avec ardeur au développement de nouveaux programmes en santé pour répondre aux besoins de formation de la population et pour assurer la rétention des professionnels dans la région. À court et à moyen termes, I'UQO compte notamment offrir des programmes en sciences de la nutrition, en kinésiologie, en physiothérapie et souhaite aussi offrir la formation prémédicale pour les étudiants de la faculté satellite. Ces programmes seront offerts à I'UQO, en français.

Vous m'interpellez sur la question des « institutions de langue française sous-financées par rapport à celles de langue anglaise » : notre réalité en Outaouais est que I'UQO a un retard de développement par rapport aux autres universités du Québec, notamment en raison de notre situation frontalière unique avec Ottawa. Cette iniquité a donné naissance à la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais et à une grande mobilisation régionale réclamant les investissements nécessaires pour doter I'UQO et les autres établissements postsecondaires de la région d'une programmation et d'infrastructures comparables à celles offertes ailleurs au Québec. Nous avons récemment obtenu un statut particulier en matière d'enseignement supérieur de la part du gouvernement du Québec et nous souhaitons continuer à mobiliser les forces vives de la région pour mettre sur pied un plan de rattrapage pour bonifier notre offre de programmes et nos infrastructures, en français et à tous les cycles d'études.

Soyez assurés que nous continuons d'affirmer haut et fort que l'Outaouais doit être financée adéquatement afin de doter nos établissements d'enseignement supérieur d'une offre de programmes complète pour répondre aux besoins de la population de la région.

L'auteur, Denis Harrisson, est recteur de l'Université du Québec en Outaouais

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