Le CÉPEO et l'avenir de l'école Francojeunesse

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À compter de septembre 2017, 142 élèves de l'école Francojeunesse seront séparés de leurs pairs et envoyés dans une école temporaire dans un quartier voisin.

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Plus d'une centaine de familles francophones et francophiles d'Ottawa vivent dans l'angoisse et l'incertitude. Le Conseil des écoles publiques de l'est de l'Ontario (CÉPEO) a annoncé qu'à compter de septembre 2017, 142 élèves de l'école Francojeunesse seraient séparés de leurs pairs et envoyés dans une école temporaire dans un quartier voisin.

Le CÉPEO explique sa décision par une soi-disant « surpopulation » de l'école Francojeunesse. Il ne fournit aucun chiffre à cet effet, se limitant à faire écho à la grogne de certains parents qui déplorent la réaffectation de la salle de musique depuis septembre 2016. 

Le 2 novembre, lors d'une soirée de consultation organisée par le CÉPEO, quelque 150 parents n'ont eu que très peu de réponses au sujet de l'école temporaire appelée Centre-Nord. Y aura-t-il une bibliothèque? Un local informatique? Une structure de jeux dans la cour? Aucune garantie de la part du CÉPEO, même si toutes ces ressources sont existantes à Francojeunesse. 

Les élèves de l'école temporaire auraient accès à un gymnase... dans une école avoisinante! 

Le découpage de la zone de fréquentation proposée divise trois quartiers en deux : Centretown, le Glebe et le Vieil Ottawa Sud. Lors de la consultation, le CÉPEO disait qu'il y a une possibilité que les élèves de l'extérieur de la nouvelle zone de fréquentation puissent continuer à fréquenter Francojeunesse, mais sans transport scolaire. Ce n'est pas une solution. Plusieurs familles du centre-ville n'ont pas d'auto ou n'ont pas la souplesse dans leurs horaires pour traverser le centre-ville aux heures de pointe quatre fois par jour pour déposer et chercher les enfants à l'école.

L'accroissement du nombre d'élèves au sein du CÉPEO est une bonne nouvelle pour l'avenir du français à Ottawa et au Canada. Toutefois, j'ai beaucoup de mal à accepter que mes enfants, et 140 autres de Francojeunesse, doivent accepter de moins bonnes conditions d'apprentissage et de vie scolaire à cause du manque de vision et de planification du CÉPEO. Une école temporaire est un recul pour les enfants qui vivent le déchirement de changer d'école de force. Oui, l'école Francojeunesse a perdu sa salle de musique dédiée cette année à cause du nombre d'élèves. C'est dommage. Mais les locaux de Francojeunesse ne sont pas utilisés de la façon la plus efficace. Nous sommes plusieurs à penser que le CÉPEO a un devoir de construire une nouvelle école élémentaire permanente, dotée de tout ce qui existe déjà à Francojeunesse, avant d'obliger des enfants à changer d'école. Partir de force, et pour pire, c'est inacceptable. 

Le CÉPEO votera le 22 novembre sur la nouvelle zone de fréquentation de Francojeunesse, et il faut agir maintenant pour se faire entendre.

Jessica Brando, Ottawa

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