Pompier, le plus beau métier du monde

Sébastien Lalonde est pompier à temps partiel, ce... (Facebook)

Agrandir

Sébastien Lalonde est pompier à temps partiel, ce qui signifie qu'il est sur appel 24 heures par jour : « Lorsque les gens crient à l'aide [...], nous fonçons », écrit-il.

Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Savez-vous que plus de la moitié des pompiers au Québec, comme moi, travaillent à temps partiel ? Aujourd'hui, j'essaie de vous transporter derrière la caméra.

Cela fait déjà quelques années que je suis pompier et toujours en moi une flamme s'allume lorsque mon téléavertisseur se déclenche. Être pompier à temps partiel n'a rien d'ordinaire, être sur appel 24 h sur 24, sept jours sur sept,  à Noël comme à la fête de ses enfants. Toutes ces heures offertes à la population. Être pompier à temps partiel c'est démontrer une passion immense pour ce que l'on fait, pour ce que l'on voit, et pour ce que l'on entreprend tout en étant aux aguets de ce qui pourrait nous arriver le dos tourné. Car soyons honnête, être pompier n'est pas sans danger, tout comme être policier ou ambulancier. 

Lorsque les gens crient à l'aide, sans savoir le danger qui nous attend, nous fonçons afin d'aider les gens dans le besoin. Arriver sur les lieux d'un accident de la route, avec des gens coincés à l'intérieur, inconscients ou intoxiqués même, c'est loin d'être évident. Nous vivons tous avec nos fantômes, nos décisions, nos regrets qui reviennent nous hanter à la suite d'une intervention qu'elle soit la plus bidon ou la plus grosse, parfaite ou pas. Pourtant nous sommes toujours là, prêts à accourir au prochain appel. 

Certains me disent que je ne suis pas bien dans la tête pour faire cette job-là. Pourtant, je crie haut et fort que c'est le plus beau métier au monde. Non pour les interventions, mais pour la deuxième famille, la fraternité  de nos partenaires. Nous savons que  si quelque chose devait nous arriver, ils seront là pour nous. Nous partageons tous cette passion, ce feu sacré pour notre métier, toujours prêt à aider les gens dans la misère, dans la peine ou dans la peur. A-t-on peur lorsque nous nous dirigeons vers un site d'urgence ? J'aurais tendance à dire : oui, parfois. Mais nous avons tous acquis des compétences, l'expérience, le savoir-faire et une équipe derrière nous qui nous permet de croire et de se sentir en sécurité en tout temps. Nous ne sommes pas des super-héros. Oui, nous sauvons des vies, mais c'est notre travail. 

Lorsque mon téléavertisseur sonne, je ne suis plus juste moi-même. Je deviens partie d'un « nous », car ensemble nous répondrons à l'appel d'une personne dans le besoin. Puis nous reviendrons à nos familles, en gardant la tête haute, car notre ennemi numéro un est le syndrome post-traumatique dont personne n'est à l'abri. 

N'hésitez pas à dire merci à ces hommes et à ces femmes qui chaque jour mettent leur vie en danger pour vous.

Sébastien Lalonde, Masson-Angers

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer