Le travail essentiel du Bureau de la traduction

Le comité spécial sur les langues officielles a récemment entendu les positions... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le comité spécial sur les langues officielles a récemment entendu les positions de plusieurs intervenants sur le Bureau de la traduction. Mais il n'a su convaincre le gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour assurer une des valeurs de notre pays, celui du droit d'avoir accès aux documents d'intérêt public dans la langue de son choix.

En ce sens, je suis entièrement d'accord avec les propos de déception de certains intervenants cités dans l'article « Bureau de la traduction : les changements réclamés sont écartés » (LeDroit, 17 octobre).

Je fais régulièrement affaire avec les experts du Bureau de la traduction depuis plus de 15 ans. J'ai vu le rendement des firmes privées comparativement à celui du Bureau de la traduction. C'est le jour et la nuit !

La qualité du travail du Bureau de la traduction est reconnue jusqu'à l'international. Mais sa réputation souffre à chaque fois qu'il doit retravailler celui d'un pigiste. Pour un document de correspondance générale, ça va mais pour un texte de nature technique, il est de mise qu'une expertise professionnelle soit exigée et pour cela, le Bureau de la traduction reçoive les ressources nécessaires.

J'étais encouragé quand le comité parlementaire a décidé de se pencher sur cet aspect des langues officielles. Enfin un gouvernement qui fera la bonne chose, me suis-je dit.

Je croyais qu'une fois élu, le premier ministre Justin Trudeau ferait avancer les intérêts et les valeurs du bilinguisme au pays. Je vous invite à communiquer avec les élus afin que le Bureau de la traduction ait les ressources adéquates pour répondre pour besoins de ses clients.

Nous sommes vulnérables lorsque nous recevons une traduction de nature technique issue du secteur privé (aviation, défense nationale, transports, etc.) qui se faufilera jusque dans nos documents officiels. Si une erreur se glisse dans les documents en français, ils pourraient permettre à une compagnie de se défiler de ses exigences réglementaires et possiblement nuire au bien-être de ceux qui ont voté pour les libéraux !

Le modèle proposé par le comité parlementaire était viable. La relève n'est pas d'avoir 19 étudiants stagiaires pour desservir tout un pays ! Il faut en faire plus !

Jay Rieger, Ottawa

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