Les petits miracles de La Pietà

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un jour, quelqu'un nous a dit : «Si vous avez la chance de placer votre mère au Centre d'hébergement de soins de longue durée La Pietà, le personnel y fait de petits miracles...»

Hé bien, après des années d'inquiétudes et de frustrations causées par son passage en résidence privée, en plus de celles vécues lors des semaines passées à l'hôpital, nous recevions enfin un appel proposant de transférer notre mère, Jeannette Lamarche Lagacé, à La Pietà. 

C'est à la suite de beaucoup d'insistance de notre part auprès du CISSS de l'Outaouais et avec la collaboration du médecin à l'urgence de l'hôpital de Gatineau, que notre mère est enfin «entrée dans le système», c'est-à-dire qu'elle fut prise en charge par le CISSSO.

Oui, la prédiction était bonne! Pendant l'année qui a suivi son admission à La Pietà, notre mère cumulait de petits miracles grâce aux soins attentifs du personnel soignant. Physiquement, elle prenait du mieux. Elle s'est remise à marcher, à manger par elle-même, à démontrer une réceptivité croissante envers les autres résidants ainsi qu'une meilleure interaction avec son environnement en général. Elle redevenait sereine et calme. 

Plusieurs fois nous sommes arrivés au 5e étage lorsque les infirmières et intervenants s'occupaient d'elle et, à leur insu, nous avons admiré l'attention que le personnel portaient aux soins et aux paroles utilisées. Nous avions retrouvé la maman souriante telle que nous la connaissions, son moral était bon ! Les intervenants du 5e ont fait davantage pour notre mère que ce que nous pouvions faire nous-mêmes pour elle. Et que dire de l'aide journalière, des bons repas ainsi que de la propreté exemplaire de l'endroit malgré un édifice qui aurait bien besoin d'amour...

À l'opposé de toute cette générosité, nous avons été témoins de tout un contraste avec les trois années précédentes pendant lesquelles notre mère vivait sur un étage pour personne en perte d'autonomie d'une résidence privée ! Des soins déficients, des repas pauvrement adaptés aux besoins d'une personne âgée, une propreté laissant à désirer, et des approches manquant vraiment de professionnalisme et dont nous avons été témoins. Nous observions une maman devenue nerveuse, qui se refermait sur elle-même et qui dépérissait non seulement moralement, mais aussi physiquement. Sans les interventions presque journalières de la dame de compagnie, notre mère aurait grandement souffert. Considérant les coûts élevés, cette résidence n'a jamais été à la hauteur de ses prétentions, de nos attentes et même des obligations morales dont elle devait faire preuve. 

Notre mère est décédée en septembre dernier.

Nous désirons donc témoigner au personnel et intervenants du 5e étage du CHSLD La Pietà, qui côtoient les souffrances et la mort tous les jours, de notre entière reconnaissance et gratitude pour son professionnalisme dans les soins prodigués à notre mère. Tout l'arsenal d'outils et de professionnels de la santé qui ont été accordés pour assurer son confort, et ce jusqu'à la fin de sa vie, a été grandement apprécié. Le lit supplémentaire, un comptoir avec café, thé, livrets d'accompagnement, autres informations et les petites attentions ont été vraiment appréciés.

Comme quoi un service public, qui souvent est pris à partie dans les médias, peut être un exemple d'engagement, de fierté, de courage et d'empathie. Un service public qui malgré les restrictions budgétaires, réussit à faire de petits miracles.

Un merci n'est pas à la hauteur de toute l'admiration que nous avons pour le personnel du 5e étage, du Centre d'hébergement de soins de longue durée La Pietà.

Denis, Sylvie, Julie Lagacé

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