Les enjeux de l'AFO

Le président de l'AFO, Denis Vaillancourt.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le président de l'AFO, Denis Vaillancourt.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Point de vue
Le Droit

Le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes arrive à grands pas. Cette année, cette grande célébration me remplit d'émotions encore plus fortes puisque ce sera ma dernière à titre de président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario.

Bien que la communauté ait réalisé des gains au cours des six dernières années, encore beaucoup de travail reste à faire.

Depuis quatre ans, j'ai rencontré les premiers ministres de l'Ontario. Ces deux derniers ont démontré énormément d'ouverture dans nos rencontres et se sont engagés à vouloir appuyer la communauté franco-ontarienne. Ma prochaine rencontre annuelle avec la première ministre Kathleen Wynne est le 23 septembre prochain, nous parlerons entre autres des sujets suivants:

  • les services en français dans le milieu de la santé préoccupent notre communauté, particulièrement les aînés. Des progrès ont été observés dans ce secteur depuis la publication du Livre blanc sur les assises de la santé en français en Ontario, préparé par l'Assemblée. Toutefois, l'ouverture du gouvernement pour un sous-ministre adjoint responsable des services de santé en français au ministère de la Santé ne s'est pas traduite en action. Nous devons également nous assurer que la Loi de 2016 donnant priorité aux patients reflète les besoins des francophones, notamment par une référence à la communauté francophone dans la Loi pour appuyer la réglementation qui doit l'accompagner. Finalement, depuis longtemps, la communauté demande que la variable linguistique soit ajoutée à la carte-santé pour assurer une bonne planification des services de santé en français.
  • le projet de création d'une université de langue française en Ontario est en cours depuis plus d'un quart de siècle. Au cours de mon mandat, trois études sont arrivées à la même conclusion, soit celle de créer une université de langue française. L'Ontario constitue la plus grande communauté francophone canadienne hors Québec et son gouvernement a l'occasion d'être un meneur dans ce projet en créant une gouvernance universitaire par et pour les Franco-Ontariens. Les francophones de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et du Manitoba ont de tels établissements. Il est temps de passer à l'action, et non de faire une quatrième étude.
  • cette année, nous célébrons le 30e anniversaire de la Loi sur les services en français. Dans son neuvième rapport, le Commissaire aux services en français propose 16 recommandations en vue de faire une refonte complète de la Loi. L'un des points importants de ce rapport est la désignation des régions. Qu'une ville comme Oshawa ne passe pas les critères de désignation de la Loi sur les services en français démontre que celle-ci reconnaît mal la vitalité des communautés qui ne se mesure pas toujours par le nombre. Voyant les écoles et les institutions francophones grandir, il est anormal qu'Oshawa ne soit pas encore désignée.
Finalement, l'an prochain, notre confédération canadienne soufflera 150 bougies.

Le Canada est devenu officiellement bilingue en 1969. Quarante-huit ans plus tard, il serait bien que sa capitale le devienne également. Un sondage fait auprès de 2500 Franco-Ontariens dans le cadre de la création du nouveau Plan stratégique communautaire de l'Ontario français indique que le statut bilingue de la Ville d'Ottawa est la deuxième priorité de notre communauté. 

La communauté a parlé; il est temps d'agir.

L'auteur, Denis Vaillancourt, est président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario.

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