Plantons des climatiseurs

Il fait chaud, il fait très chaud. (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

Agrandir

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Point de vue
Le Droit

Il fait chaud, il fait très chaud.

Si vous trouvez que les journées d'été normales où il fait bon de jouer à l'extérieur sont de plus en plus rares, vous n'êtes pas dans l'erreur. À l'échelle mondiale, la fréquence actuelle des journées d'extrême chaleur est à la hausse, et ce, depuis les années 1980. À l'époque, ces épisodes de chaleur représentaient moins de 1% des journées d'été. Aujourd'hui, ils en représentent 10%.

La chaleur accablante est maintenant considérée par les autorités de santé publique comme une cause de mortalité. Le phénomène d'accumulation de chaleur est maintenant connu. L'omniprésence de l'asphalte est pointée du doigt. La température peut varier de plusieurs degrés, même à l'intérieur d'un quartier, en fonction du niveau de minéralisation des sols. Par ailleurs, plus il fait chaud, plus il y a d'épisodes de smog et de journées de mauvaise qualité de l'air.

Pour contrer cette chaleur, le CREDDO a découvert une nouvelle technologie révolutionnaire.

Cette nouvelle technologie est en mesure de climatiser l'ensemble du centre-ville et cela, sans électricité. 

Et ce n'est pas tout! 

Ce procédé incroyable améliore la qualité de l'air (réduction du smog, des gaz à effet de serre, captation du CO­2 et production d'oxygène), il réduit la facture de traitement des eaux en diminuant les eaux de ruissellement, il protège contre les rayons UV, il lutte contre les changements climatiques et il améliore de la qualité de vie et la santé des résidants. 

De surcroît, cette technologie qui nous semble arrivée directement d'une autre planète est d'une beauté à faire pleurer et contribue aussi à augmenter la valeur foncière des résidences où elle est implantée.

Vous l'avez sûrement deviné, il s'agit des arbres. 

Ces derniers revêtent une grande pertinence lorsque l'on considère que l'ensemble des bénéfices a une valeur économique. Pour un seul arbre de ville mature, l'ensemble des bénéfices économiques s'élève à 124$ par an.

Sur l'île de Hull notamment, constatez à quel point ils sont rares. C'est comme si nous n'avions pas encore découvert la beauté derrière chacun d'eux, et collectivement, oublié les magnifiques leçons de L'homme qui plantait des arbres de Frédéric Back.

Pour mesurer la présence de végétation sur un territoire donné, les spécialistes utilisent l'indice de canopée, c'est-à-dire le pourcentage de couverture végétale. Dans le cas du centre-ville de Hull, l'indice est en deçà de 14%, et ce, avant l'épidémie de l'agrile du frêne qui en a décimé la population ces dernières années. 

En comparaison, la Ville de Montréal a un pourcentage de verdissement de 21% et la métropole désire même augmenter ce niveau à 25% d'ici 2021.

Cette problématique que sont les îlots de chaleur, causés par le faible taux de canopée, nuit au développement du centre-ville et rend ce secteur non propice à l'activité touristique en période estivale et à l'établissement de nouveaux bureaux commerciaux.

Quelle est notre vision pour le développement économique du centre-ville de Gatineau? Alors que sa relance est sur toutes les lèvres, nous proposons de planter des arbres, d'enjoliver avec des attraits naturels! Le lien entre les taux de location plus élevés des édifices bénéficiant d'un aménagement paysager de qualité et de l'ombrage des arbres est d'ailleurs largement démontré.

L'auteur, Benoit Delage, est directeur du Conseil régional en environnement et développement durable de l'Outaouais (CREDDO).

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer