Six constats sur l'industrie de la construction

Le 9 mai dernier se tenait à Montréal le sommet Construction 2016. Pourquoi un... (Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

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Point de vue
Le Droit

Le 9 mai dernier se tenait à Montréal le sommet Construction 2016. Pourquoi un sommet maintenant? Pour faire le point sur une industrie qui n'a pas eu beaucoup l'occasion de se réunir dernièrement. Pour marquer aussi le début d'un temps nouveau.

Même si je ne le mentionnais pas, tous savent très bien que les dernières années n'ont pas été faciles pour l'industrie au chapitre de l'image, notamment avec la tenue de la Commission Charbonneau. Malgré tout, rappelons-nous que la très forte majorité des gens qui oeuvrent dans l'industrie de la construction sont honnêtes. 

Il nous paraissait justement important de réunir tous les principaux acteurs de l'industrie pour faire le point et discuter des principaux enjeux de notre secteur. Dans la salle, il y avait ministres, députés, élu municipal, dirigeants d'organismes gouvernementaux et économiques, représentants d'associations patronales et syndicales, et surtout, plus d'une centaine d'entrepreneurs en construction. 

Voici six constats que nous tirons du sommet: 

  • l'industrie de la construction a connu des sommets d'un point de vue économique pendant de nombreuses années, mais un ralentissement est bien perceptible depuis trois à quatre ans. Les décisions gouvernementales doivent en tenir compte et ne pas nuire à la santé économique de ce secteur;
  • acquérir une propriété est de plus en plus difficile pour les jeunes ménages québécois. Ceux-ci rêvent toujours d'être propriétaires, mais la mise de fonds constitue un réel frein. En moyenne, ils arrivent seulement à l'amasser après huit ans d'efforts;
  • les bâtiments construits au Québec sont de qualité. Il est néanmoins envisagé d'apporter certaines modifications à la réglementation sur la qualité de la construction;
  • la présence des femmes sur les chantiers de construction demeure toujours un défi et les cibles établies par la Commission de la construction du Québec (CCQ) (de 1,38% actuellement à 3% en 2018) ne seront pas faciles à atteindre. Mais elles sont prioritaires pour le gouvernement et les représentants de l'industrie se font de plus en plus présents pour rappeler l'importance de ce dossier;
  • il existe malheureusement toujours du travail au noir dans l'industrie. La Régie du bâtiment du Québec et la CCQ ont présenté certaines données qui le démontrent. Nul doute que les entrepreneurs veulent que ce travail au noir soit combattu, mais il faut privilégier des solutions qui ne créent pas davantage de lourdeur administrative pour l'entrepreneur honnête;
  • le gouvernement doit légiférer pour faire en sorte que les paiements aux sous-traitants notamment soient effectués dans des délais plus acceptables. Il faut attendre en moyenne près de 80 jours pour que les paiements soient effectués, ce qui met en péril la santé financière de plusieurs entreprises en construction.  
L'industrie a avantage à se réunir et parler d'une même voix sur les grands dossiers, comme ce fut le cas lors du sommet Construction 2016. De cette façon, ses enjeux seront beaucoup mieux pris en compte par les décideurs publics. 

L'auteur, François-William Simard, est vice-président au communications et au marketing de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation au Québec (APCHQ).

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