Le RÉMI en quelques mots

Sylvie Goneau, entourée de Patrick Pilon, candidat indépendant... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Sylvie Goneau, entourée de Patrick Pilon, candidat indépendant défait aux dernières élections, et du conseiller Mike Duggan, lors du lancement du RÉMI

Martin Roy, Archives LeDroit

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Point de vue
Le Droit

Je trouvais très important de clarifier certaines informations et rumeurs circulant à propos du Regroupement des élus municipaux (RÉMI) pour la démocratie et de sa supposée lutte contre les partis politiques municipaux.

Mettons les choses en perspective...

Le Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) pour la démocratie est un organisme à but non lucratif provincial et non municipal. Pour bien se fonder une opinion, la population a besoin d'informations véridiques! Nous sommes un organisme de défense de droits, comme l'est la Fédération professionnelle des journalistes, ou une association des corps de métiers professionnels provinciale, pas un parti en devenir. 

Nous jouons un rôle représentatif pour les membres élus auprès du gouvernement provincial et éducatif auprès de la population. Parce qu'un indépendant se tient debout seul dans sa municipalité, il est difficile pour lui d'avoir l'écoute du gouvernement provincial. Ce regroupement nous offre donc une meilleure chance d'être entendu. Le meilleur exemple de cela est l'audition que nous avons obtenue devant la Commission sur l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale en février. Nous représentons ainsi des élus municipaux de toutes les villes au Québec pour défendre leurs droits et la démocratie municipale au Québec.

Quelles iniquités?

Dans les municipalités où le système de parti politique est bien ancré, la représentation d'un élu indépendant est presque ou totalement éliminée, comme à Brossard et Repentigny. Pour reprendre le mot «insultant» employé par certains, il est effectivement très insultant que les indépendants ne jouissent pas des mêmes privilèges (notamment au niveau du financement) que les membres des partis politiques.  

À titre d'illustration de l'iniquité des règles actuelles, il est interdit à tous les indépendants d'organiser des activités de financement comme peuvent le faire les partis municipaux durant quatre ans. 

Les indépendants n'ont pas le droit au colistier au Québec. Dans les municipalités où c'est permis, seuls les partis politiques y ont droit. Les frais légaux d'un dépouillement judiciaire sont payés personnellement par le candidat indépendant, alors que le parti politique défraie les coûts du recomptage de ses candidats, à même les fonds qu'ils ont amassés durant les années précédentes. Les partis peuvent aussi faire des ententes auprès des médias pour recevoir de la publicité gratuite. 

Il est enfin bien important de répéter que les élus indépendants n'ont pas les mêmes droits que les partis politiques. Nous espérons atteindre l'équité pour les élections de 2017 et nous invitons la population à se joindre à notre cause pour défendre la justice et la démocratie au Québec.

L'auteure, Sylvie Goneau, est conseillère municipale à Gatineau et fondatrice du Regroupement des élus municipaux (RÉMI) pour la démocratie.

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