Bilan libéral: deux ans de reculs

Leurs promesses d'améliorations des services publics ont été... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Leurs promesses d'améliorations des services publics ont été mises de côté. À la place, on a eu droit à des compressions budgétaires et à des réformes qui donnent moins de contrôle aux citoyens, dénonce l'auteur.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Point de vue
Le Droit

Que dire du bilan des députés libéraux de l'Outaouais, deux ans après l'élection du 7 avril 2014?

Leurs promesses d'améliorations des services publics ont été mises de côté. À la place, on a eu droit à des compressions budgétaires douloureuses et à des réformes qui donnent moins de contrôle aux citoyennes et citoyens face à des structures de plus en plus inaccessibles.

Au lieu de respecter et de reconnaître le travail des personnes qui portent à bout de bras nos services publics, le gouvernement libéral a poussé de toutes ses forces pour imposer des reculs, tant dans les conditions de travail qu'au niveau des salaires et des retraites.

Le projet de faculté de médecine a été reporté aux calendes grecques. Durant la campagne de 2014, les candidates et candidats du PLQ la promettaient pour 2016. Maintenant, on ne s'engage plus à rien de précis. Est-ce qu'on nous prépare une belle annonce juste à temps pour la prochaine campagne électorale en 2018?

En tout cas, rien n'indique que les cours se donneront en français ou que la faculté contribuera au développement du secteur des sciences de la santé à l'Université du Québec en Outaouais.

Se positionner

Pas étonnant, avec un bilan aussi désolant, que les autres partis tentent de se positionner pour prendre plus de place dans notre région. Récemment, le chef de la CAQ, François Legault, s'adressait à l'électorat traditionnel libéral avec un message simple: «La CAQ, c'est comme les libéraux, moins la corruption.» 

Quelques jours plus tard, Stéphane Bergeron, porte-parole du Parti québécois responsable de l'Outaouais, répliquait avec comme message: «Le PQ, c'est une meilleure CAQ que la CAQ, parce que celle-ci est trop proche des libéraux et ne va pas se battre pour l'autonomie provinciale.» 

La souveraineté du Québec est à peine évoquée dans ce texte qui vise clairement à rassurer les fédéralistes. Pas besoin d'attendre en 2018 pour savoir que Pierre Karl Péladeau remettra le débat sur la souveraineté à plus tard en attendant des «conditions gagnantes».

Nous rappelons que Québec solidaire reconnaît l'importance de nos services publics, respecte le travail qui s'y fait, et s'engage fermement à créer une faculté de médecine en français en partenariat avec l'UQO. Les projets chers à notre région méritent d'être financés maintenant et pourraient se réaliser si on mettait fin à l'évasion fiscale et aux privilèges des plus riches.  

Nous croyons aussi qu'un Québec indépendant deviendrait une option logique pour la majorité de la population si elle se faisait en impliquant tout le monde et visait à réaliser nos objectifs communs. Quand la population du Québec sera rassemblée pour dire Non aux oléoducs, non à l'économie polluante, non à la corruption et à la collusion, non aux mesures d'austérité et à l'obsession du déficit zéro, elle pourra penser à se dire Oui à elle-même et à prendre son avenir en main.

L'auteur, Benoit Renaud, est co-porte-parole de Québec solidaire en Outaouais.

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