Dans la bonne direction

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Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Même s'il reste beaucoup à faire, certaines initiatives récentes dans le domaine de la santé en Outaouais méritent d'être soulignées.

LeDroit a souligné le succès de la mini-urgence pédiatrique créée en mai 2015. Selon le CISSSO, la mise sur pied de ce service a résulté en une baisse de 17% des consultations pour enfants à Ottawa ou dans l'Est ontarien, ce qui dépasse les attentes de départ.

SO2020 se réjouit de ce succès et félicite la direction et le personnel de ce service pour une organisation efficace, qui répond aux besoins des familles ayant de jeunes enfants.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qui a présenté ce service comme un modèle, doit tenir parole en investissant l'argent économisé en Outaouais. Cette initiative démontre qu'il est possible de briser le réflexe d'aller à Ottawa pour recevoir des soins, à condition que les services soient élargis et plus facilement accessibles.

Une autre mesure qui aiderait à rapatrier des sommes importantes en Outaouais serait de devancer la mise sur pied du centre des naissances à l'hôpital de Gatineau. L'achèvement de ce centre, dont le coût est relativement modeste - 14 millions $ - est prévu pour 2018.

Il permettrait de ramener plus rapidement en Outaouais 800 des 1200 accouchements pratiqués à Ottawa à chaque année. Pourquoi attendre en 2018? Cette mesure, combinée à d'autres, contribuerait à récupérer entre 30% et 40% des sommes dépensées en Ontario, ce qui représente entre 30 et 40 millions $ annuellement.

Alors que le gouvernement doit faire des coupures majeures en santé, comment peut-il justifier cette perte importante qui, si elle était récupérée, bénéficierait à l'Outaouais et à l'ensemble du Québec? Il y a un manque de vision déconcertant dans ce dossier.

Soulignons ici l'excellent travail de la Fondation Santé Gatineau qui mène une campagne pour amasser 1,55 million $ pour la réalisation du centre et de la maison des naissances.

Un autre volet primordial est la formation du personnel en santé dans la région afin d'aider à les retenir par la suite. En plus de la création de la Faculté satellite de médecine pour former des médecins, la région a besoin de personnel en nutrition, en kinésiologie, en ergothérapie, en pharmacie, etc. L'UQO veut offrir ces programmes et les regrouper dans un Pavillon des sciences de la vie, mais elle a besoin des fonds nécessaires. À cet égard, elle aura besoin que Québec mette rapidement en oeuvre le statut particulier en enseignement supérieur promis à l'Outaouais, mais qui tarde à se concrétiser.

Pendant ce temps, un nombre important d'étudiants de l'Outaouais continuent d'aller à Ottawa pour étudier et ne reviennent pas au Québec pour pratiquer après leurs études.

Compte tenu de cette situation et de l'importance d'une université dans le développement de l'économie du savoir, de l'innovation et du rayonnement d'une ville, nous saluons la contribution de la Ville de Gatineau de 100 000 $ par année sur cinq ans pour faciliter le développement de nouveaux programmes en santé, et d'une autre contribution du même montant pour la mise sur pied d'un observatoire du développement de l'Outaouais.

Québec a un rattrapage énorme à faire en Outaouais. Nos députés feraient un geste courageux s'ils contribuaient activement à briser l'inertie historique des gouvernements successifs à l'égard de la région.

Andrew Gibson, président

Gilbert Langelier, membre

Santé Outaouais 2020

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