Qui paiera pour la santé des réfugiés?

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La première vague de réfugiés syriens est maintenant arrivée en sol canadien.

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La première vague de réfugiés syriens est maintenant arrivée en sol canadien. Il serait donc temps pour le gouvernement fédéral de bien définir par qui et comment seront assumées les dépenses liées à leur besoins médicaux.

Le programme de soins de santé intérimaire, récemment réactivé, couvre essentiellement les frais pour l'achat de médicaments, les soins dentaires et ceux d'optométrie. Cependant, ce programme ne couvre plus les soins médicaux et hospitaliers une fois que ces personnes ont obtenu une carte de participant au régime de santé de leur province d'adoption, ce qui se fait rapidement après leur arrivée.

Le Québec devrait recevoir environ 7300 réfugiés d'ici la fin de 2016. La province sera alors en équilibre budgétaire, mais le service de la dette (plus de 10 milliards $ par année) demeure un poste budgétaire important, qui augmentera avec la chute du dollar canadien.

En Ontario, la situation semble encore pire à cause d'un déficit courant de 10,3 milliards $. 

Malgré une population vieillissante et donc des besoins croissants, les budgets hospitaliers et médicaux en Ontario sont essentiellement en croissance réelle nulle depuis quatre ans.

Dans la province de Kathleen Wynne, une simple augmentation des transferts fédéraux ne semble pas être une bonne solution: en effet, même si ces transferts ont été augmentés de 6%, cela s'est traduit par une augmentation des budgets sur le terrain de 1,2% seulement. On peut donc craindre que si les paiements ne sont pas transmis directement par le palier fédéral aux hôpitaux et aux médecins, ils ne parviendront pas à ceux-ci.

Le contribuable est toujours le même, bien entendu, mais il serait plus logique que le palier gouvernemental qui contrôle le plus directement le flot des réfugiés, et qui est par ailleurs en relativement bonne santé financière, s'engage à transférer directement les sommes liés à leur prise en charge par le système de santé aux acteurs de proximité, et ce pour plusieurs années.

L'auteur, le Dr Charles S. Shaver, pratique la médecine à Ottawa. Il est titulaire de la chaire de la Section de médecine interne générale de l'Association médicale de l'Ontario.

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