Mike Clemann, l'homme du British

J'ai rencontré pour la première fois Mike Clemann en juillet 2011. (Courtoisie)

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J'ai rencontré pour la première fois Mike Clemann en juillet 2011.

Il venait de se porter acquéreur des terrains et immeubles formant le quadrilatère de l'Hôtel British, l'un des plus vieux bâtiments du secteur Aylmer, construit en 1834 à l'initiative de Robert Conroy. L'endroit est chargé d'histoire et a vu défiler toute une galerie de personnages. C'est aussi là que s'est tenue la première séance du conseil municipal de l'ancien village d'Aylmer, incorporé en 1847.

Mike Clemann me parlait à chacune de nos rencontres hebdomadaires, autour d'un café, de sa vision de son projet de restauration, de son désir d'intégrer à son ensemble l'ancienne banque et d'aménager une cour intérieure invitante ouverte sur la rue que les piétons souhaiteraient s'approprier.

Malgré les embûches administratives de tout acabit, malgré les croque-en-jambe de certains, il a tenu bon et, pendant quatre ans, a travaillé sans relâche pour mener le plus important chantier de restauration patrimoniale de l'Outaouais de ces récentes années sans jamais rogner sur la qualité.

Après le Café British, qui a vu le jour dans l'ancienne banque l'année dernière, voilà que l'Hôtel British vient de rouvrir.

Depuis plusieurs mois, les passants pouvaient voir, le soir, la magnifique enseigne tournante, restaurée elle aussi à grands frais et avec goût, les onze lucarnes surplombant le toit (elles étaient cinq à l'origine), le mur côté nord dont les pierres ont été enlevées une à une, retaillées par des maçons et replacées pour redonner à la paroi sa beauté d'origine.

Je tiens à saluer la vision, la passion et l'engagement de ce fier résident du secteur pour l'extraordinaire réussite de son projet. Mike Clemann vient de placer très haut la barre en matière de restauration patrimoniale et je lui souhaite tout le succès qu'il mérite. L'Association du patrimoine d'Aylmer, la Société d'histoire de l'Outaouais et d'autres instances lui décerneront sans aucun doute des prix. Pour l'instant, il a toute notre considération et notre reconnaissance et la meilleure façon de le lui faire savoir est de fréquenter ses établissements.

Chapeau, M. Clemann!

L'auteur, Stefan Psenak, est un ancien conseiller municipal gatinois.

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