Beaucoup plus de rouge que prévu

En 2015, c'est le Parti libéral que les... (Paul Chiasson, La Presse Canadienne)

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En 2015, c'est le Parti libéral que les citoyens du Canada - et du Québec - ont choisi pour gouverner.

Paul Chiasson, La Presse Canadienne

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Les résultats des élections fédérales 2015 nous ramènent au constat que d'un rendez-vous à l'autre, les électeurs ne sont plus dogmatisés à un parti en particulier.

En 2011, c'était les conservateurs au Canada et les néo-démocrates au Québec. En 2015, le Parti libéral au Canada (moins les Prairies) - et aussi au Québec.

Au fur et à mesure que la campagne de 78 jours approchait du jour J, Justin Trudeau prenait du galon avec un programme qui apportait de l'espoir allant même jusqu'à se démarquer positivement avec sa promesse de trois légers déficits successifs pour le mieux-être de la classe moyenne, alors que Stephen Harper nous répétait ses thèmes de 2011: l'économie, la sécurité et la loi et l'ordre. Pendant ce temps, il s'empêtrait dans l'actualité qui s'invitait: Mike Duffy, les réfugiés syriens, le niqab... Tout ceci au son de sa caisse enregistreuse.

Et «Thomas-Tom-Tommy» Mulcair nous répétait à qui mieux mieux sa volonté de remplacer le gouvernement Harper qu'il en a oublié de couvrir ses arrières. Quel était le coeur de son programme?

Gilles Duceppe a piloté une campagne exceptionnelle allant faire élire 10 bloquistes, alors que l'on disait son parti chose du passé. Ironie de la démocratie, il se fait défaire alors que celui qui lui avait lancé un S.O.S., Mario Beaulieu, s'est fait élire. N'en demeure que le Bloc, n'ayant pas obtenu 12 sièges, n'aura pas le droit au statut de parti officiel à la Chambre des communes. La chef du Parti vert, Elizabeth May revient aussi forte qu'avant... c'est-à-dire seule.

Les libéraux sont majoritaires: même eux ne s'y attendaient pas. Auront-ils le courage de changer le mode de scrutin tel que promis? L'alliance réformistes-conservateurs saura-t-elle tenir dans le cadre de leur course à la chefferie? La vieille garde néo-démocrate acceptera-t-elle que Thomas Mulcair reste chef aussi longtemps qu'il le désire? À l'inverse, Gilles Duceppe restera-t-il jusqu'au prochain rendez-vous? Est-ce qu'un tandem Duceppe-Beaulieu est viable?

Bien hâte de voir qui des Steven Mackinnon, Greg Fergus et Will Amos se retrouvera ministre. À suivre.

L'auteur, Richard Nadeau, a été député du Bloc québécois dans Gatineau de 2006 à 2011.

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