L'UQO et le mépris des étudiants salariés

Déjà plus de 11 rencontres et 10 mois de négociations patronales-syndicales,... (Archives LeDroit)

Agrandir

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Amélie Champagne, Laurent Paradis-Charette

Étudiants salariés, Université du Québec en Outaouais

Déjà plus de 11 rencontres et 10 mois de négociations patronales-syndicales, pour le renouvellement de la convention collective au Syndicat des étudiants et étudiantes salariés de l'UQO. Et toujours pas d'avancement. Des salaires peu élevés, des conditions de travail ridicules et toujours cette impression de mépris et de sous-emploi. Ça prend des semaines avant d'être payé. La carte de crédit, elle, n'attend pas. Ni les frais étudiants. Le loyer non plus.

L'UQO nous dit que les délais sont dus au «système informatique», «aux commis qui traitent les contrats de travail» ou «des profs qui remplissent mal les formulaires». Mais il y a toujours bien des limites. Depuis 2007 que ces excuses ont bon dos. Déjà qu'on ne gagne pas des salaires mirobolants, ça serait quand même bien d'avoir nos payes dans les délais raisonnables que prescrivent les normes du travail. À l'employeur de s'organiser afin d'atteindre cet objectif.

À l'UQO, ça va plus loin. C'est aussi le fait d'avoir à payer pour travailler avec notre propre matériel informatique, notre papeterie, nos crayons et quand on corrige, il faut imprimer les travaux à nos frais. Mais on n'est surtout pas du cheap labor. On est importants, qu'ils nous disent. On fait avancer la recherche.

Pas étonnant que les étudiants préfèrent chercher des emplois ailleurs...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer