Citoyen avant d'être fonctionnaire

Tony Turner... (Capture d'écran Youtube)

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Tony Turner

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Martine B. Côté

Dans Le conflit d'Harperman (LeDroit, 1er septembre), le chroniqueur Patrick Duquette affirme que Tony Turner mérite d'avoir été suspendu par son employeur. Pour le chroniqueur, ce scientifique d'Environnement Canada n'a pas le droit d'exprimer ses opinions politiques, même à travers une chanson rigolote.

De quelle loyauté à l'employeur parle-t-on ici? Doit-on exiger d'un employé qu'il soit en accord avec tout ce que le gouvernement fait sous prétexte qu'il occupe un emploi dans la fonction publique?

L'obsession de la loyauté est une pente glissante qui peut mener à dépossession du droit d'être citoyen, libre de parole et de pensée. Il n'y a qu'un pas à franchir pour dire qu'être en désaccord avec les conservateurs fait d'un fonctionnaire une personne qui ne peut pas faire son travail correctement.

C'est d'une absurdité indéfendable. Même idéologiquement dangereux.

La suspension de M. Turner est contraire à la Charte canadienne des droits et libertés; les tribunaux ont tranché en ce sens il y a fort longtemps. Les fonctionnaires sont tenus de ne dévoiler aucune information sensible et de ne pas se servir de leur statut pour servir une idée politique. Bref, d'être loyal à leur employeur dans le cadre de leur emploi.

Mais à moins de circonstances très particulières, qui touchent possiblement moins de 5% de la fonction publique, les fonctionnaires ont le droit de se prononcer sur les politiques du gouvernement lorsqu'ils sont à l'extérieur du lieu de travail et après leur quart de travail.

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