Gatineau, musée à ciel ouvert?

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Louise N. Boucher

L'auteure, résidente de Gatineau, est docteure en géographie.

Bien que des incendies aient par le passé détruit plusieurs édifices de Gatineau, de notables actions citoyennes contribuent à maintenir vive sa mémoire.

Ainsi, l'Association des auteures et auteurs de l'Outaouais offre une programmation estivale à la Maison Charron construite au début du XIXe siècle. Cette maison patrimoniale permet aux Gatinois de rencontrer des écrivains dans un cadre riverain. Ailleurs, le président de la Société d'histoire de l'Outaouais, Michel Prévost, livre des visites guidées tant dans le Quartier-du-Moulin, le long du sentier des Portageurs, au cimetière St. James,etc.

Depuis quelques années, la Ville de Gatineau met sur pied une programmation estivale rassemblant des activités patrimoniales allant de fouilles archéologiques, à des conférences illustrées en passant par une foule d'autres remontés du temps. Que dire du spectacle Agwàtà qui a su intéresser 13 000 spectateurs aux origines de notre ville? Moins connus mais particulièrement sympathiques sont les circuits animés par les excellents comédiens du Théâtre Dérives Urbaines. En effet, quoi de mieux pour découvrir les racines du Vieux-Hull que de voir surgir, à même nos rues, des personnages hauts en couleur qui font revivre Jos Montferrand, nos illustres allumettières et autres valeureux ancêtres?

À ce patrimoine vivant s'ajoute la préservation d'édifices historiques tels que la maison Fairview, la gare de Masson, l'auberge Charles-Symmes ainsi que des panneaux d'interprétation localisés en des points stratégiques. De plus en plus, les artefacts immobiliers du territoire sont mis en valeur.

Pourquoi s'arrêter à tout cela? Parce que la santé d'une ville se perçoit non seulement par son rendement économique ou son développement urbanistique, mais aussi par la vivacité de sa mémoire qui rejoint son dynamisme culturel. En effet, mémoire et culture vont de pair et ce, même en art contemporain alors que c'est le secteur historique du ruisseau de la Brasserie qui accueille l'exposition Recycl'art où Sculpture de la honte d'Armand Vaillancourt côtoie une évocation de maison allumette de Jacques Charbonneau.

La santé d'une ville tient aussi largement aux occasions qu'ont les citoyens de la parcourir, de se rencontrer et de s'impliquer dans son développement.

Or, les exemples précédents sont autant d'occasions d'actions citoyennes. Gatineau, musée à ciel ouvert? Il n'en tient qu'à nous de la vouloir ainsi. Plus nous serons nombreux à participer aux événements qui en ravivent la mémoire, plus notre ville s'enrichira de projets historiques qui la rendront significative et fascinante.

L'auteure, résidente de Gatineau, est docteure en géographie.

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