La FTQ et l'approbation de la Confédération

Le fondateur de l'École polytethnique, Esdras Mainville, se demandait vers 1935... (La Presse Canadienne, Justin Tang)

Agrandir

La Presse Canadienne, Justin Tang

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Hubert Larocque

Le fondateur de l'École polytethnique, Esdras Mainville, se demandait vers 1935 pourquoi les Canadiens-Français ne faisaient aucun progrès sur le plan politique. Au lieu d'avancer vers la pleine maîtrise de leur destin, ils se comportaient de façon désordonnée, en dents de scie, par des retours en arrière qui les ramenaient sans cesse au point de départ. Il en voyait la raison dans le fait que, leurs «élites» n'ayant pas élaboré de doctrine nationale, les Québécois ne pensaient pas et n'agissaient pas de façon nationale. On peut le vérifier encore aujourd'hui, quand on voit la FTQ se détourner du Bloc québécois pour appuyer le NPD dans une parfaite inconscience de la nécessité de voter Québécois avant toute chose.

On croit que la démocratie et ses élections sont un système en soi, un absolu, mais la démocratie s'exerce dans un cadre national qui, lui, est le premier et qui encadre et surdétermine la démarche électorale. Ainsi, quand on croit élire les administrateurs du régime et leur programme pour une durée de quatre ans, on a d'abord et avant tout approuvé le régime politique, soit la Confédération du Canada. Ce n'est donc pas en exprimant son acceptation du régime fédéral que l'on a quelque chance de faire avancer la question du Québec toujours pendante et bloquée. 

D'un point de vue québécois, tous les partis fédéraux ne constituent qu'un seul et même parti pancanadien, fédéraliste, centralisateur, anglais et opposé à un Québec qui s'autodétermine. On voit bien l'incohérence de la position de la FTQ, partagée par de multiples instances, qui ne voit pas l'essentiel mais se laisse charmer par des éléments secondaires qui le voilent et prolongent notre dépendance fédérale. 

Face au Bloc, les Québécois ne devraient s'attacher qu'au fait d'exprimer un choix québécois sans aucune équivoque. C'est là que réside l'essentiel. 

Voter pour le NDP ou un autre parti fédéral, c'est se confondre avec le «Grand Tout canadien» et y disparaître. Le Bloc est sans doute une solution boiteuse et transitoire mais il est le seul parti à assurer notre identité et à affirmer notre qualité de peuple distinct. De plus, ses propositions politiques n'ont rien à envier à celles du NPD.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer