Une démission pas étonnante

La démission du président du comité de relance du train à vapeur, Rémi... (Étienne Ranger,  Archives LeDroit)

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Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Harry Gow

L'auteur est ancien coprésident des Amis du train à vapeur et ex-résident de Chelsea

La démission du président du comité de relance du train à vapeur, Rémi Tremblay, ne m'étonne pas. En tant qu'activiste d'abord et ensuite consultant dans le domaine des transports, j'ai lu à peu près tout ce qui a été écrit sur les trains touristiques. La littérature sur le sujet recommande des trajets d'une heure ou moins, surtout lorsqu'on vise le marché des familles. Après une heure dans le train, les enfants se lassent et les parents voudraient les faire profiter un peu du soleil. Un trajet Plaisance-Montebello serait donc suffisant. Il est aussi préoccupant que les promoteurs de la relance veulent faire rouler la locomotive centenaire sur une distance aussi longue. L'usure des pièces s'accentuera et les incidents techniques se multiplieront, d'autant plus que la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais n'a qu'une locomotive à vapeur. En tant qu'actionnaire de quelques sociétés de trains de patrimoine, je sais très bien que presque tous les opérateurs ont au moins deux, et parfois jusqu'à une demi-douzaine de locomotives à vapeur, pour partager le boulot - et donc l'usure.

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