Manque de sensibilité

Il est à déplorer qu'encore en 2015, la très faible proportion de commerçants... (Patrick Woodbury, Archives eDroit)

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Patrick Woodbury, Archives eDroit

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Diego Elizondo

Il est à déplorer qu'encore en 2015, la très faible proportion de commerçants qui jugent bon d'afficher dans les deux langues officielles à Orléans. Cette triste réalité traduit un manque flagrant de sensibilité à sa spécificité linguistique. Le débat n'est pas nouveau: l'affichage commercial bilingue trône au sommet des priorités du MIFO dès sa fondation dans les années 1970. La géographe Anne Gilbert avait constaté en 1999 que l'affichage bilingue à Orléans était très rare et plus souvent qu'autrement l'affaire de professionnels, d'institutions financières ou d'initiatives provenant de propriétaires francophones, de grandes entreprises nationales et québécoises. Les commerçants ne sont assujettis à aucune obligation d'afficher en français et en anglais à Orléans pas plus qu'ailleurs dans la ville d'Ottawa. Visiblement, encourager les commerçants ne donne pas les résultats espérés. Après quarante ans de résultats décevants, il est temps de changer de rhétorique et de s'inspirer de ce qui se fait ailleurs en Ontario français, comme à Clarence-Rockland, La Nation, Casselman et au canton de Russell où existe une réglementation sur l'affichage bilingue. N'étant plus maître de sa destinée depuis la fusion municipale de 2001, une réglementation du genre demeurera chose impossible à Orléans tant qu'Ottawa ne deviendra pas officiellement ville bilingue. Au final, les deux dossiers sont à ce point liés qu'ils n'en forment en réalité qu'un seul.

 

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