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Denis Vaillancourt... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Denis Vaillancourt

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Denis Vaillancourt

L'auteur est président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Les conclusions du comité sénatorial des transports et des communications sur l'avenir de Radio-Canada soulèvent un certain nombre de questions quant au nouveau rôle du diffuseur public, à son mode de financement et à son impact sur la francophonie ontarienne. Nous savons que dans nos communautés francophones en situation minoritaire, Radio-Canada est souvent le seul diffuseur de contenu en français. Si le comité convient que Radio-Canada est important en tant que fournisseur de premier service, comment peut-il suggérer de limiter son contenu à ce qui n'est pas couvert par le privé? Le paradoxe est d'autant plus grand qu'on demande à Radio-Canada d'étendre sa programmation historique et culturelle sans pour autant lui garantir une augmentation de ses crédits parlementaires. De plus, on recommande un financement basé sur des dons ou sur des redevances des auditeurs, deux modèles qui créeront une insécurité financière. Certes, l'efficience de la société d'État doit être améliorée, mais il nous faut toujours un diffuseur public qui valorise, d'une part, notre identité canadienne ancrée dans sa dualité linguistique et, d'autre part, ses peuples d'origine enrichis par la diversité culturelle de ses nouveaux arrivants: c'est d'autant plus important pour les communautés francophones en milieu minoritaire. J'invite les francophones de l'Ontario à poser des questions, aux candidats qu'ils rencontreront durant la campagne électorale, concernant l'avenir de Radio-Canada et son rôle auprès de nos communautés.

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