Une victoire à la Pyrrhus

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Roland Madou

L'éditorialiste Pierre Jury a raison de souligner («La France, le 14 juillet», LeDroit, 14 juillet) le rôle prépondérant de la France dans l'accord entre la Grèce et l'Union européenne. Cette victoire ressemble cependant beaucoup à celle il y a 2000 ans du roi grec Pyrrhus, après laquelle il avait déclaré : «Encore une autre victoire comme celle-là, et nous sommes perdus!» Un échec des négociations aurait déclenché des problèmes temporaires dommageables pour l'image de l'Europe, mais cet accord ne règle rien. Ce n'est qu'une fuite en avant. La seule façon pour la Grèce de s'en sortir à moyen terme par elle-même est de reprendre la gestion de sa monnaie, donc de sortir de l'euro. Ce qui est lamentable, c'est que ces interminables discussions illustrent les profondes différences de mentalité entre les pays européens du Nord, d'origine germanique, pour lesquels les règlements et les accords doivent être strictement respectés, et les latins du Sud, pour lesquels ce respect doit être souple. Cela aura malheureusement pour conséquence la remontée des nationalismes et un amoindrissement de l'idée européenne, c'est-à-dire le contraire de ce que défendait le président François Hollande.

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