«L'avenir n'est pas donné, il se construit»

Diego Elizondo... (Courtoisie)

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Diego Elizondo

Courtoisie

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Diego Elizondo

L'auteur est étudiant à la maîtrise en histoire à l'Université d'Ottawa

Né le 11 juin 1930, le frère Maurice Lapointe grandit dans un foyer très modeste de la Basse-Ville d'Ottawa.

Son enfance est particulièrement marquée par la crise économique des années 1930 et la grande pauvreté des siens. Celui qui s'appelle encore Jacques, à l'époque, est un excellent élève qui se distingue rapidement. Il étudie d'abord à l'École Guigues et ensuite à l'Académie De La Salle. Diplôme en main en 1948 de l'École normale de l'Université d'Ottawa, il débute une carrière en éducation à l'âge de 18 ans.

Pendant huit ans, il enseigne au palier élémentaire dans des écoles à Ottawa, Hawkesbury et Sturgeon Falls. À temps partiel, il complète un baccalauréat en sciences à l'Université d'Ottawa et une maîtrise en sciences de la prestigieuse université Notre-Dame. En 1957, il revient à De La Salle, cette fois comme enseignant de physique et de mathématiques.

En 1965, frère Maurice Lapointe est nommé directeur de De La Salle.

Il organise la transition en douceur des écoles privées en écoles publiques, soit 60% de la population secondaire estudiantine totale de l'Ontario français.

La création de l'École secondaire De La Salle en 1971 à même la tradition d'excellence de l'Académie De La Salle est le projet dont Lapointe est sans doute le plus fier. Cette première école secondaire franco-ontarienne construite avec des deniers publics abrite des laboratoires de sciences de calibre universitaire, une première du genre dans une école secondaire en Ontario.

Parmi ses autres réalisations, retenons la création du Centre d'excellence artistique en 1983.

En 1979, Maurice Lapointe part étudier le système scolaire à l'étranger puis assure en 1980 la direction de l'École secondaire Belcourt, à Vanier. L'année suivante, il devient coordonnateur du programme en langue française de formation des enseignants de la Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa.

Lapointe change considérablement les critères de sélections des étudiants francophones des Faculté d'éducation et de médecine de l'Université d'Ottawa.

En 1985, ses talents de conciliateur sont sollicités dans le dossier de la création d'un conseil scolaire homogène francophone dans la région d'Ottawa-Carleton. Lapointe dépose un rapport en 1986, intitulé Un conseil à suivre. Son travail acharné mène à la création du conseil tant souhaité le 5 décembre 1988.

Entre 1989 et 1992, il préside le premier conseil d'administration de La Cité collégiale et occupe ce poste jusqu'en 1992, où il quitte ensuite pour le Québec afin d'occuper le poste de supérieur des Frères des écoles chrétiennes du Canada francophone.

Pendant cinq ans, à partir de 2002, il succède à Pierre Bergeron, l'éditeur du quotidien LeDroit. Une école publique francophone porte son nom à Kanata depuis 2011.

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