Le projet des tours de Brigil

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Courtoisie

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Le même discours

Compte tenu de son rôle auprès de Gilles Desjardins, l'ex-maire de Gatineau, Yves Ducharme, est évidemment favorable au projet des tours de Brigil. Néanmoins, je n'en revenais pas d'entendre les mêmes arguments que ses prédécesseurs pour de semblables projets. Du papier-coller des paroles des anciens maires du Hull pour défendre les expropriations et la construction de Place du Portage. Nous n'étions que des résidents qui ne comprennent rien de rien aux développements. Eux seuls savaient. Ces élus d'hier nous promettaient les mêmes avantages avancés par M. Ducharme: surtout l'entrée de taxes importantes dans les coffres de la ville. Tant pis pour la destruction du tissu social qui existe juste dans la tête des «Bill Clennett et Cie». «Place des peuples» de Brigil ne peut que produire un autre dépeuplement des véritables résidents de cet important quartier de la ville.

Rachel Gaudreau, Gatineau

Pour l'environnement? Non

La publicité concernant les gratte-ciels Brigil de la rue Laurier comporte une erreur dans les faits. Elle dit qu'un gratte-ciel «réduit l'empreinte environnementale des villes». En fait, des dizaines d'études démontrent que les immeubles résidentiels de plus de 5 étages consomment beaucoup plus d'énergie et émettent plus de gaz à effet de serre que toute autre forme d'habitation, même avec une certification LEED. Il faut éviter les fausses comparaisons. Ceux qui habiteraient dans ce projet demeureraient dans un autre immeuble; on n'économise pas beaucoup d'hectares en densifiant les appartements, mais en densifiant les maisons pour plus grands ménages. La hauteur n'est pas nécessaire pour la densité de population. Un des quartiers les plus denses au Canada est le plateau Mont-Royal à Montréal, qui le réussit avec des constructions de deux à quatre étages. Quels que soient les autres mérites de ce projet, il n'aura aucune incidence positive sur l'empreinte environnementale.

Martin Laplante, Ottawa

À l'ombre des tours

Chaque année, je déambule dans l'Île de Hull avec des élèves et des universitaires afin de leur faire connaître l'histoire et l'essence humaine du secteur du Musée. Je fais notamment appel au cadre d'analyse du sociologue et géographe Henri Lefebvre, qui rappelle que l'organisation et l'occupation de l'espace urbain témoignent des rapports de force en jeu en société. Ainsi: qui occupe ce lieu? Au nom de quel pouvoir et dans quel intérêt? Dans le cas des tours Brigil, qui occupera ce lieu? Au nom de quel pouvoir? Dans l'intérêt de qui? Des réponses se dessinent déjà : le pouvoir qui s'y déploiera est économique, plutôt que citoyen. À qui profitent ces tours? Certainement pas les citoyens qui vivront dans son ombrage. Cela semble plutôt être une tentative de graver dans l'espace urbain le nom du promoteur du projet, pour en assurer la permanence. Les retombées économiques promises semblent douteuses. Les touristes viendront-ils visiter un autre ensemble de boutiques génériques accessibles ailleurs? Pour observer du haut d'une tour tout aussi peu originale un paysage urbain et naturel qui appelle plutôt à une visite de proximité?

Stéphanie Demers, Gatineau

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