Le rapport Boileau sur l'offre active en français

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Le commissaire aux services en français de l'Ontario François Boileau

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Gilles Levasseur

Le commissaire aux services en français François Boileau a présenté son premier rapport au président de l'Assemblée législative la semaine dernière. Un de ses éléments marquants consiste en les témoignages de citoyens décriant le manque d'offre de services en français.

Trop souvent, les francophones choisissent de garder le silence et ne pas se plaindre du manquement de services en français de la part du gouvernement. Il existe chez plusieurs francophones une acceptation de l'état des services du gouvernement sauf par les plus militants francophones qui osent porter plainte. Il ne faut pas se surprendre de cet état de fait.

Pendant des décennies, l'Ontario a nié des services aux francophones dans leur langue. Il a eu un refus total d'offrir ces services et seulement après d'âpres luttes y a-t-il eu une ouverture de la part des gouvernements successifs. Aujourd'hui, nous constatons une volonté du gouvernement ontarien a corrigé le passé. Il y a des lacunes dans la prestation de certains services et ceci exige une vigilance des francophones, mais aussi une volonté de les recevoir.

Les Franco-Ontariens ont développé le réflexe de communiquer en anglais et changer cette attitude exige une nouvelle façon de fonctionner avec le gouvernement. Ceci commence par l'expression d'une patience lorsque l'on offre le service en français est en attente. Comme la majorité des francophones sont capables de s'exprimer adéquatement en anglais, l'acceptation du service en anglais devient de mise. Mais cette démarche amène une réaction au sein du gouvernement que sans demande importante pour les services en français, point de salut de faire des efforts.

Ceci devient pour les fonctionnaires une perte de temps, de moyens et d'efforts, car la demande est absente.

Une offre active en français est nécessaire afin de faire changer la perception des francophones et francophiles. Après un certain temps, une offre de service amènera une réaction positive sur la demande de services par les francophones. Il faut changer des habitudes par suite du passé, mais ceci prend du temps et de nouvelles pratiques. Les Franco-Ontariens doivent le faire s'ils veulent garder leurs services gouvernementaux en français.

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