L'incroyable legs de Jacques Parizeau

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L'ex-premier ministre Parizeau et son épouse étaient fascinés par l'approche des CJE

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Martine Morissette

L'auteur est directrice et fondatrice du Carrefour jeunesse emploi.

Il y a 20 ans, le Carrefour jeunesse emploi (CJE) de l'Outaouais avait été sauvé in extremis par Jacques Parizeau. Nous menions une lutte serrée avec le gouvernement fédéral qui venait d'imposer de nouveaux critères d'admission aux jeunes adultes.  Dorénavant, seuls les prestataires de l'assurance-chômage auraient accès au CJE.

Aujourd'hui, les CJE du Québec se retrouvent dans la même situation, mais avec le gouvernement du Québec.

C'est avec une passion remarquable que M. Parizeau a posé l'un de ses premiers gestes à titre de premier ministre du Québec, en 1995: le déploiement de l'initiative CJE sur tout le territoire québécois. Il interpelle avec enthousiasme tous les députés du Québec, quelle que soit leur allégeance politique, et les invite à mettre en place des CJE moulés à la réalité de leur territoire. Pas question d'une solution mur à mur. Pas question de refuser un seul jeune adulte.

Un budget est alors réservé à chacun des comtés, avec un plan d'action local qui inclut des objectifs ambitieux et les moyens privilégiés pour les atteindre. Assurer la pérennité de cette initiative et le succès des CJE devient l'engagement de M. Parizeau.

Lors de sa découverte de cette initiative née en Outaouais, qui comptait déjà 10 ans d'expérience avant de servir de modèle au déploiement des CJE, M. Parizeau et son épouse Lisette Lapointe sont fascinés par notre approche: permettre aux jeunes adultes de recevoir, gratuitement et sans aucune discrimination, l'appui et les conseils des intervenants du CJE, d'obtenir une panoplie d'outils, de développer leur propre plan «B et de rester dans l'action. Imaginez, accueillir tous les jeunes adultes par la simple question «Qu'est-ce que je peux faire pour toi aujourd'hui?»

Le CJE répondait ainsi à des vices de procédures et à des trous de service. Il devient une sorte de régulateur, de justice sociale et de mécanisme d'inclusion pour tous les jeunes. C'est de cela dont M. Parizeau rêvait pour la jeunesse du Québec, lui qui avait longuement analysé les limites des structures et les critères rigides des programmes de l'État dont plusieurs avaient la réputation d'exclure un bon nombre de jeunes adultes.

Espérons aujourd'hui que nous serons capables de protéger cette oeuvre communautaire en s'assurant de faire de la place à tous les jeunes adultes. Si seulement on puise une seule petite dose des qualités remarquables et de la détermination redoutable de Jacques Parizeau, nous, les dirigeants des CJE sommes convaincus d'obtenir toute l'attention nécessaire du premier ministre du Québec Philippe Couillard pour qu'ensemble nous trouvions des solutions de rechange afin de rétablir la mission première des CJE, remise en question durant la dernière année.

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