La réglementation des VR

Concernant la décision préliminaire du conseil municipal prise au sujet de la... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Roch St-Arnaud

L'auteur habite à Gatineau.

Concernant la décision préliminaire du conseil municipal prise au sujet de la réglementation sur le stationnement des roulottes/VR/bateaux à Gatineau, en tant que propriétaire de roulotte, j'espère que le conseil municipal prendra en considération ces éléments.

Je suis tout en faveur d'une élimination des abus qui furent constatés depuis quelques années et aussi, espérons le, que la réglementation soit appliquée de façon égale d'un bout à l'autre de la ville.

Cependant, je ne peux que constater que l'approche préférée des élus dans le dossier, tout en entraînant pour certains un léger assouplissement, signifiera pour d'autres un durcissement de la réglementation rendant l'exercice de leur choix de vie quasi impossible à l'intérieur de la légalité.

Tout d'abord, permettre le stationnement de VR avec un recul de 3 m de la rue, c'est en fait une décision éclairée du conseil de l'interdire presque complètement considérant que la majorité des résidences ont une marge de recul de 20 à 30 pieds de la rue;  il ne reste donc plus grand espace pour stationner un tel véhicule. Il y a cependant, j'en conviens, une faible proportion de citoyens pour qui cet allégement sera bénéfique. Puisqu'il semble que les roulottes causent préjudice au voisinage à l'égard de la sécurité et de la pollution visuelle, la même réglementation devrait donc être adoptée et renforcée concernant les abris d'hiver temporaires, les véhicules commerciaux, les remorques de contracteur, etc.

Je suis totalement en accord avec le fait que roulottes et bateaux ne devraient pas passer l'été stationnés dans la rue, en attente d'utilisation. Cependant, pour des citoyens qui, comme moi, n'ont pas d'espace latéral pour permettre le stationnement d'une roulotte (ou pouvoir l'amener dans la cour arrière) et qui ont une entrée de cour dont la profondeur est insuffisante pour y stationner une roulotte (légalement avec la marge de recul de 3m, ou même illégalement), le stationnement temporaire (24 h) sur rue était, et demeure, la seule option viable et possible pour préparer la roulotte pour une sortie. Un campeur doit pouvoir charger ses biens, vérifier l'état de son équipement (afin de s'assurer du bon fonctionnement de celui-ci et ainsi de la sécurité des occupants et des autres usagers de la route) et refroidir son frigo (qui nécessite entre 6 et 12 h selon les modèles et la température extérieure) pour atteindre la température requise pour conserver de façon sécuritaire les aliments. Une sortie de camping, ce n'est pas quelque chose qu'une personne peut faire simplement en allant attacher sa roulotte dans un endroit d'entreposage permis et quitter. Le plaisancier doit procéder à un minimum de préparation et avoir accès à l'eau et l'électricité, chose que peu (sinon pas) de loueurs d'espace de stationnement offrent.

Je fais 3 ou 4 sorties annuelles avec ma roulotte entre mai et octobre, dont une de trois semaines hors de la région. Je ne pourrai donc plus aller chercher ma roulotte un vendredi soir après souper, la stationner devant ma résidence, la brancher pour refroidir le frigo et la remplir. Puis, tôt le lendemain matin, y stocker les aliments froids lorsque le frigo aura atteint une température sécuritaire et quitter par la suite; comme je le faisais depuis plusieurs années. 

Le conseil devrait offrir une certaine latitude dans sa réglementation pour autoriser aux plaisanciers le stationnement de façon temporaire afin de se préparer, mais avec conditions, telles:

Que la Ville soit avisée à l'avance de la date et des heures entre lesquelles la roulotte sera stationnée soit dans une entrée avant ou en bordure de rue. Dans le passé, les plaisanciers pouvaient aviser qu'un véhicule récréatif serait stationné en contravention de la réglementation municipale pour une période de 24 h et elle «autorisait» implicitement la chose;

Que la roulotte stationnée en bordure de rue, soit devant la propriété du citoyen et qu'elle n'obstrue aucunement une borne fontaine, une entrée de cour d'un voisin, etc.;

Que la roulotte stationnée en bordure de rue soit en tout temps arrimée au véhicule tracteur, en position de départ imminent. Les roulottes ou bateaux ne pourraient être stationnés seuls en bordure de rue;

Que la durée maximale permise soit de 24 h, cela permettrait aux citoyens de préparer leur roulotte en prévision d'une sortie. Pourront-on conclure un réel préjudice visuel porté à autrui sur une période de temps si courte?;

La réglementation telle qu'elle semble se dessiner actuellement empêchera à de nombreux citoyens de pouvoir jouir de leurs décisions quant à ce qui a trait à leurs loisirs, leur mode de vie. 

À considérer également, si le conseil municipal interdit le stationnement de roulottes en bordure de rue, est-il également en train de dire aux touristes et plaisanciers qu'ils ne sont pas les bienvenus à Gatineau? Une famille de passage pour la journée avec sa roulotte ne pourra donc pas se stationner sur la rue pour visiter le Musée canadien de l'Histoire, dîner au restaurant ou même visiter la famille pour quelques heures?

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer