Pour renforcer le français à Gatineau

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Jean-Paul Perreault

L'auteur est Président d'Impératif français.

À l'occasion de son 40e anniversaire, Impératif français rappelle l'enjeu vital pour la Ville de Gatineau de faire des choix en matière de politique linguistique qui n'auront jamais comme conséquences de restreindre le statut du français sur son territoire.

Par conséquent, la Ville devrait pratiquer une politique linguistique qui prévoit l'utilisation du français comme langue commune d'usage public.

En effet, le français, en plus d'être la langue officielle du Québec, est la langue d'inclusion partout au Québec et Impératif français croit qu'il appartient aux Québécois d'apprendre le français et non aux organismes publics d'angliciser leurs pratiques pour se montrer accommodants envers ceux qui refusent de le parler ou de l'apprendre.

Ainsi, au lieu d'encourager le non-apprentissage du français, Gatineau doit déployer tous les efforts pour que ses résidents, toutes origines confondues, comprennent que le français est l'outil indispensable pour participer à l'amélioration de la qualité de vie citoyenne et démocratique à Gatineau.

Les questions qui restent

Depuis nombre d'années, Impératif français n'a de cesse de signaler des dérogations à la Charte de la langue française et de recommander des résolutions respectueuses de l'environnement culturel et linguistique de la quatrième ville du Québec.

Parce que ces résolutions sont toujours d'actualité en 2015, des questions demeurent.

Pourquoi Gatineau n'a-t-elle toujours pas adopté une politique linguistique sur le modèle de la Politique linguistique gouvernementale? Pourquoi ne détient-elle toujours pas un certificat de conformité à la Charte de la langue française?

Pourquoi Gatineau n'a-t-elle pas fait disparaître l'exigence de la connaissance de l'anglais pour tous ses emplois à la suite de l'opposition citoyenne à l'effet que Gatineau instaure des primes au bilinguisme? Cette exigence est hautement discriminatoire et brime ainsi le droit des personnes à gagner leur vie en français, dans un organisme public, de surcroît.

Pourquoi Gatineau n'a-t-elle pas encore lancé une vaste campagne promotionnelle déclarant de façon non équivoque «Gatineau, la ville où il fait bon vivre et travailler en français»? Cela est essentiel pour contrer les campagnes de séduction des promoteurs immobiliers qui occultent de façon délibérée le caractère français de Gatineau.

Pourquoi Gatineau ne fait-elle pas respecter sur son territoire le Code de sécurité routière et contrer le trafic identitaire et la fraude fiscale?

Impératif français reconnaît l'apport indéniable des nouveaux arrivants à Gatineau et fait la recommandation que Gatineau renforce ses pratiques d'accueil et d'intégration, tout en accordant une attention particulière à ceux qui ne connaissent pas le français.

Parmi ces pratiques, les élus devraient envoyer d'une lettre d'accueil en français dans laquelle, en plus de leur souhaiter la bienvenue, ils leur indiqueraient les démarches à suivre pour se procurer les documents essentiels à leur fonctionnement, tels que la carte d'assurance maladie, le permis de conduire et le certificat d'immatriculation, à l'instar de ce qu'ont déjà fait certains conseillers dans le passé.

Cette lettre devrait également inclure une liste d'établissements qui offrent des cours de français et insister sur l'importance de parler français au Québec et à Gatineau.

Gatineau devrait ajouter des cours de français dans son programme Culture et loisirs.

Impératif français se met à la disposition de la Ville pour l'aider à la mise en oeuvre de telles politiques, pratiques et programmes.

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