Radio française : le mandat du CRTC devrait être révisé

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Lucien Bradet, Denis Boucher

Pionniers de CJFO-FM

L'avocat et professeur à l'Université d'Ottawa Gilles LeVasseur est d'avis que deux récentes décisions du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) portant sur l'abandon de l'importance de la dualité linguistique engendrera une réduction du contenu canadien dans la diffusion des émissions de télévision (LeDroit, 13 avril). À son avis, cette décision dénature le visage de la télévision canadienne. Nous ajoutons qu'il en serait de même éventuellement pour les stations radiophoniques francophones, si sa thèse était maintenue. Les décisions du CRTC iraient même à l'encontre des lois de la diffusion canadienne et des langues officielles. Ces deux décisions causent un grave préjudice aux minorités francophones à l'extérieur du Québec. Un diffuseur francophone qui voudra s'implanter aura ainsi à faire face à une administration biaisée en faveur de la radio-télédiffusion anglophone, comme l'avait connue en 2009, les tenants d'une station francophone sollicitant une licence pour la diffusion d'émissions radiophoniques dans la région d'Ottawa. Le CRTC avait initialement refusé cette licence en invoquant la présence de plusieurs stations francophones dans l'Outaouais. Il aura fallu aller devant le Conseil privé et la Cour fédérale avant que le CRTC consente à réentendre la demande de CJFO-FM (Unique-FM) parce que la décision du CRTC ne respectait pas la loi sur la diffusion et la loi sur les langues officielles. Si la décision n'avait pas été contestée et renversée celle-ci aurait constitué la première étape limitant considérablement la diffusion d'émissions radiophoniques francophones hors-Québec. Cette décision aurait été mise en place en douce et les francophones auraient perdu leurs droits visant à l'établissement de radios et de télés francophones à l'extérieur du Québec. Il est temps de revoir le mandat du CRTC afin que celui-ci reflète davantage la réalité de la dualité linguistique au Canada. De plus, il est impératif que les organismes francophones et francophiles fassent part de leur insatisfaction face à ces deux décisions du CRTC.

Lucien Bradet, Denis Boucher, Pionniers de CJFO-FM

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