Les trois groupes de musulmans

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André Lupien

De la réflexion du politologue Ali Hanap («L'Islam usurpé par les djihadistes», Le Droit, 30 mars), je retiens trois groupes de musulmans: les fondamentalistes, aussi connus comme islamistes, intégristes, djihadistes, salafistes, wahhabites, talibans, Al-Qaïda, État islamique, Daech... Des barbares qu'on croirait sortis du Moyen Âge qui n'ont qu'un but: établir un état politique à 100% musulman de croyance sunnite, soumis à la loi de la charia. Pour eux, toutes les atrocités sont légitimes, y compris les assassinats de musulmans de croyance chiite. Aucune démocratie possible, ni séparation religion/politique, ni égalité hommes/femmes.

À ne pas confondre avec la grande majorité des musulmans des pays occidentaux chez qui la foi et les pratiques religieuses sont généralement plus que louables : témoigner qu'il n'y a qu'un Dieu et que Mahomet est son prophète; prier Dieu parfaitement; faire l'aumône aux pauvres et jeûner pendant tout le mois du Ramadan, chaque année. Ce sont là quatre des piliers de l'Islam. Le cinquième, le pèlerinage à LaMecque est un peu plus ésotérique, mais ne semble pas pour autant poser problème à nos valeurs occidentales.

Mais il existe aussi un troisième groupe, ceux des pays musulmans, immensément plus nombreux et particulièrement inquiétants. On en a eu récemment un aperçu éloquent avec les émeutes en contrepartie du mouvement Je suis Charlie: saccage d'églises catholiques au Niger, soulèvements au Sénégal, au Mali, au Soudan, en Algérie, en Tunisie, en Jordanie, en Palestine, au Qatar et en Mauritanie.

Le plus troublant est ce fil conducteur: la propension, commune aux musulmans occidentaux, ceux plus conservateurs et les fondamentalistes de vouloir régir la vie religieuse, politique, sociale et individuelle de tous les «croyants» via Allah, Mahomet et son Coran, les hadith, la charia et les mollah. Puis, par extension, de vouloir répandre leur doctrine par la construction de mosquées, l'insistance pour des «accommodements» et ultimement la conversion des «infidèles».

Il m'est très difficile de voir ces milliers d'hommes qui obéissent au doigt et à l'oeil pour se prosterner à l'unisson, front à terre, comme des moutons de Panurge, bien séparés des femmes qu'on ne saurait montrer. D'accepter cette «tradition» pour le voile et les robes longues des femmes, alors que les maris vont en shorts et camisoles. De constater la condamnation de Raif Badawi par la «justice» d'Arabie saoudite pour avoir tenu un blogue critiquant l'emprise de la religion musulmane sur les affaires civiles du pays.

D'entendre ces fatwas lancées pour punir les mécréants ou apostats. Nous sommes ainsi bien loin des valeurs de liberté, égalité, fraternité, justice sociale, solidarité, progrès, humanisme, laïcité, etc. qui nous sont chères.

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