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Les propos de Pierre Karl Péladeau sur l'immigration ne sont pas nouveaux.... (Photo Sylvain Mayer, Archives Le Nouvelliste)

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Photo Sylvain Mayer, Archives Le Nouvelliste

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Yao Assogba

L'auteur est Professeur émérite, Université du Québec en Outaouais

Les propos de Pierre Karl Péladeau sur l'immigration ne sont pas nouveaux. Avant le «vote ethnique» de Jacques Parizeau au référendum de 1995, deux Québécois avaient déjà estimé que les immigrants ne devaient pas voter au référendum. Jean-Marc Léger avait invité les néo-Québécois à «s'abstenir ou d'y penser deux fois avant de voter au prochain référendum sur la souveraineté», dans la mesure où leur arrivée serait relativement récente. Le chansonnier Raymond Lévesque avait parlé du «vote des immigrants» car il serait antidémocratique «qu'un petit groupe puisse s'opposer à la volonté d'un plus grand nombre. Tous ces gens sont bienvenus (...) mais dans ce cas précis, je trouve qu'ils n'ont pas leur place.» Et si la déclaration de Péladeau signifiait qu'après 20 ans, la place des immigrants dans le projet de la souveraineté du Québec restait entière? Si les communautés culturelles y représentent un «obstacle», peut-être est-ce parce qu'elles ne s'y reconnaissent pas? Dans ce cas, elles partageraient ce fait avec les jeunes Québécois. L'enjeu ne se limiterait donc pas seulement aux immigrants mais également à d'autres catégories sociales du Québec. Ce dernier est appelé à relever le défi des démocraties pluralistes.

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