Pour la survie de la bibliothèque de Saint-Albert

J'ai récemment appris avec regret que la bibliothèque que je fréquente ferme... (Archives LeDroit)

Agrandir

Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Manon Doran

J'ai récemment appris avec regret que la bibliothèque que je fréquente ferme ses portes. Je suis originaire de la région et je suis revenue m'installer dans La Nation pour fonder une famille. C'est un plaisir d'élever des enfants en français dans l'Est ontarien Toutefois, il est parfois difficile d'accéder à des activités éducatives, récréatives ainsi qu'aux arts et à la culture. C'est ce genre de décision municipale qui pousse les gens comme moi à déménager à Ottawa.

La succursale de la bibliothèque à Saint-Albert est devenue un lieu que nous fréquentons souvent. Surtout depuis qu'on a perdu le privilège de la bibliothèque de Casselman. Nous habitons à proximité du village et y allons souvent faire des courses. Nous avons modifié nos habitudes, au début à Contrecoeur, et faisons maintenant «le détour» pour aller à Saint-Albert car je crois dans l'importance des livres dans la vie d'une famille. Nous profitons de notre visite mensuelle à Saint-Albert pour faire un tour au centre communautaire, au parc et à la fromagerie, contribuant ainsi à l'économie locale et à la vitalité de notre région. Je ne peux pas croire que la bibliothèque sera fermée en juin et que cette nouvelle est passée quasi sous le radar des médias et de la population. Un bien triste constat.

Je sais que c'est un temps économique difficile et que cette décision est motivée par une loi provinciale obligeant toutes les bibliothèques à devenir accessibles aux handicapés. Je suis entièrement d'accord, en principe, avec cette loi. Il serait toutefois dommage qu'une loi qui veut rendre un service plus accessible fasse tout le contraire et en prive la population au complet.

Je comprends qu'il y a deux autres succursales dans La Nation, mais elles sont trop loin pour nous. C'est déplorable de couper dans un service qui donne des ailes tant aux enfants qu'aux adultes. Un lieu concret qui fait une différence dans le quotidien des gens, même s'ils sont peu nombreux à y accéder.

Malgré les contraintes auxquelles le conseil municipal fait face, je leur demande de réviser leur décision et de permettre à la bibliothèque de survivre. J'ai entendu dire qu'il y aurait des possibilités de l'héberger au Centre communautaire ou de renégocier avec le village de Casselman l'accès gratuit à leur bibliothèque pour les gens résidants à proximité du village. Sinon nous arrêterons d'aller à la bibliothèque et devrons remettre sur la table nos plans de déménagement dus aux manques de services dans la région.

Pour ceux qui aimeraient s'impliquer auprès du comité de mobilisation contre la fermeture de la bibliothèque, vous pouvez communiquer avec Yvon Bourgeois (yvon@simplemedia.ca).

Je demande également à tous ceux qui ont la bibliothèque à coeur, mais qui ne la fréquentent pas, à s'y rendre le plus tôt possible pour y découvrir ses nombreux avantages et son personnel dévoué.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer