Moins surveiller pour rendre moins de comptes

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Jean-Pierre Aubry

Economiste et fellow associé au CIRANO

Tout gouvernement doit chercher à bien gérer. Cet objectif implique, entre autres choses, d'avoir des bons mécanismes de surveillance et de reddition de comptes. Dans les débats entourant l'approbation du projet de loi C-51, le premier ministre Harper a affirmé que les autres partis politiques veulent une meilleure surveillance des services de sécurité dans le but unique de pouvoir critiquer davantage leur travail. Mais, de telles critiques ne seraient-elles pas appropriées lorsque ces services ne font pas bien leur travail? Est-ce que le gouvernement désire cacher à la population de telles erreurs? A-t-il peur que cela le fasse mal paraître? Cette peur semble faire oublier au gouvernement la capacité d'un bon système de surveillance de protéger les services de sécurité eux-mêmes lorsque ces derniers sont accusés à tort d'avoir mal fait leur travail. Un tel mécanisme peut également protéger ces services de sécurité contre des demandes du gouvernement qui consisteraient à poser des gestes non reliés à leur mandat ou même illégaux. Le rejet du gouvernement de chercher à améliorer les mécanismes de surveillance des services de sécurité reflète soit un manque de confiance dans ces services, soit un désir du gouvernement de pouvoir mieux les manipuler. Cela n'a rien à voir avec l'objectif d'avoir des services plus efficaces, bien au contraire.

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