La Cour suprême et l'aide médicale à mourir

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Un sort inhumain

Il y a plusieurs années, j'ai accompagné ma soeur aînée âgée de 42 ans affligée d'un cancer incurable qui l'a ravagée et n'en finissait plus de prolonger ses souffrances. Mes vacances d'été, comme enseignante, m'ont accordé ce privilège pendant que mes parents prenaient soin de ses cinq enfants. Quel douloureux épisode! Elle se tordait de douleurs. Son corps méconnaissable était devenu celui d'un squelette vivant. C'était inhumain. C'est gravé à tout jamais dans ma mémoire. Je suis totalement en faveur de l'aide à mourir en fin de vie dans le respect des conditions requises. Il faut sortir du message du «il fallait souffrir, Dieu seul décidait de notre dernière heure». Les épreuves, les souffrances sont déjà inscrites dans chacune de nos vies. Le sacrifice ultime, le Christ l'a accompli dans son corps et son âme par amour pour nous. Merci à la députée Véronique Hivon.

Denise Forget, Gatineau

Un gros merci

À Véronique Hivon,

Merci d'avoir contribué à la décision de la Cour suprême en faveur de l'aide médicale à mourir. Non seulement vous avez joué un rôle clef qui a mené à l'adoption de la loi 52, mais la façon avec laquelle vous l'avez géré a eu également une influence significative sur la Cour. Vous connaissiez bien votre dossier. Vous avez cherché à connaître l'avis de nombreux spécialistes et à bien évaluer ce qui était fait dans ce domaine dans de nombreux pays. Vous avez informé continuellement tous les élus, les médias et la population. Surtout, vous avez cherché à créer un consensus non seulement à l'Assemblée nationale, mais aussi entre les différents intervenants et la population. Cela a eu des échos dans le reste du Canada.

Ce succès devrait inciter tous les ministres au Canada à valoriser la recherche de consensus hors des lignes partisanes. On voit beaucoup trop de dossiers discutés sur des bases très partisanes, imposés par la majorité au pouvoir et communiqués par des experts en communication qui visent la maximisation des votes aux prochaines élections.

Jean-Pierre Aubry, Ottawa

Une journée funèbre

Le 6 février 2015 passera sans doute à l'histoire comme la plus triste journée du Canada à la suite de la légalisation de l'euthanasie et le suicide assisté par la Cour suprême. Désormais, aux yeux de plusieurs, la vie humaine ne sera plus sacrée parce qu'on aura légalisé la condamnation à mort de nos aînés en raison de leur impuissance, de leur lourdeur et de notre manque d'amour à leur endroit. Pour certains, malheureusement, la vie de nos aînés aura moins de poids que celle des animaux. Le commandement de Dieu qui dit «Tu ne tueras point» ne sera plus à prendre en considération. L'intégrité morale de notre peuple est gravement atteinte.

Et on voudrait nous faire croire que les mentalités ont évolué. Jamais, nous ne pourrons prétendre être les maîtres absolus de nos vies. C'est une grave erreur. Les juges de la Cour suprême se sont discrédités. Pourra-t-on mesurer toutes les conséquences désastreuses de ce jugement?

Renald Veilleux, Gatineau

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